L’atelier d’usinage de la rue Aristide à Granby, MIEC, mise beaucoup sur sa participation aux Journées Québec à Paris pour combler trois postes.

Des entreprises de Granby en mission de recrutement à Paris

Une nouvelle délégation de la région participera aux Journées Québec à Paris. Trois entreprises de Granby, ainsi que des représentants de Granby Industriel, iront à la rencontre de travailleurs européens prêts à relever de nouveaux défis dans la Belle Province.

« C’est profitable pour les entreprises. Et, d’une mission à l’autre, ça va de mieux en mieux », affirme la conseillère aux communications de l’organisme Granby Industriel, Carole Gatien.

Celle-ci participera pour la quatrième fois aux Journées Québec à Paris, les 30 novembre et 1er décembre. Elle sera accompagnée de la conseillère aux industries, Stéphanie Jetté. Leur rôle: vendre la région, notamment à la cinquantaine de candidats présélectionnés qui seront rencontrés par les trois entreprises granbyennes qui participent à la mission, soit Hershey, MIEC atelier d’usinage et A7 Intégration.

« Il y a plusieurs régions du Québec qui sont là pour faire la même chose que Stéphanie et moi: faire la promotion de la région, attirer des gens et appuyer les entreprises. On a une grosse job de vente à faire. Il faut connaître notre région par cœur, faire la nomenclature de tous les services et de la qualité de vie. On n’est pas la seule région qui cherche des machinistes, des soudeurs ou des électromécaniciens. Souvent, c’est la région qui va faire la différence », fait valoir Mme Gatien.

Selon elle, quelque 120 entreprises québécoises participeront à ces Journées Québec en sol français, dont 26 proviennent des régions. Les autres ont pignon sur rue à Montréal ou à Québec.

Éric et Isabelle Cousineau de l’atelier d’usinage MIEC

Contrats signés

A7 Intégration en sera à sa troisième participation à cet événement. La directrice santé et bien-être corporatif, Jo-Anne Dittman affirme que quatre machinistes CNC et un programmeur CNC sont recherchés afin d’être en mesure de composer avec la croissance de la PME.

« Selon l’horaire des rencontres de la fin de semaine, j’ai de très belles candidatures sur papier. J’ai hâte de voir. Mais il faut arriver très préparé et savoir ce qu’on a à offrir parce que ça se passe très rapidement. Je fais signer de contrats sur place. Après, ça prend quand même l’approbation d’Immigration Canada parce qu’il y a une procédure de vérification », dit Mme Dittman.

Un des machinistes d’A7 Intégration, qui compte 100 employés, a été embauché lors de la dernière participation de celle-ci aux Journées Québec. Il est arrivé de France en juin dernier et a rejoint deux autres travailleurs français, embauchés dans le même contexte.

Selon Jo-Anne Dittman, les employés engagés par l’entremise de ce type de mission obtiennent un permis de travail de deux ans, renouvelable.

L’entreprise, spécialisée dans l’ingénierie, l’usinage et les assemblages complexes, embauche des candidats québécois, mais le recrutement à l’international est de plus en plus une option à considérer. Elle compte aussi parmi ses rangs des représentants du Cameroun, de la Roumanie, du Brésil et des Philippines.

« La main-d’œuvre est là, mais elle est rare. Ça demande de changer notre façon de faire du recrutement. Il faut innover. Il faut mettre à l’avant-plan le genre d’entreprise qu’on est, ce qu’on a à offrir. (...) Il ne faut pas être assis comme avant et attendre des CV. On fait des embauches au Québec, mais il faut aussi aller à l’externe », dit Mme Dittman.

À moyen terme, l’entreprise vise à employer de 140 à 150 personnes dans ses installations de la rue Cowie.

Attentes élevées

L’atelier d’usinage de la rue Aristide à Granby, MIEC, mise beaucoup sur sa participation aux Journées Québec à Paris pour combler trois postes. Son représentant, également propriétaire, Éric Cousineau, souhaite y recruter un programmeur-régleur, un machiniste ainsi qu’un soudeur.

Comme il s’agit de sa première présence à ce type de mission, les attentes de la PME, qui compte une dizaine d’employés, sont élevées, affirme l’adjointe administrative, Isabelle Cousineau.

L’encadrement offert par Granby Industriel et la langue française, parlée par les candidats qui seront rencontrés, encouragent cependant l’entreprise à miser sur ce type de mission pour pallier ses difficultés de recrutement.

Actuellement, la rareté de la main-d’œuvre a pour effet de freiner la croissance de l’entreprise, glisse Isabelle Cousineau.

Hershey a pour sa part cinq postes à pourvoir: un superviseur opérations, un ingénieur usine, un coordonnateur en amélioration continue, un électrotechnicien, de même qu’un électromécanicien. Il est déjà prévu que les représentants de l’entreprise rencontreront 26 candidats.

Les précédentes Journées Québec à Paris se sont déroulées en mai et en décembre 2018, ainsi qu’en mai 2019. Ezeflow, Camions BL, Atlas Aéronautik et NSE Automatech y ont participé.

De telles missions de recrutement sont aussi prévues pour les entreprises québécoises en 2020 à Bogota, en Colombie, ainsi qu’à Casablanca, au Maroc. « Pour ces missions, on peut aller chercher toutes les catégories d’employés (des journaliers, des opérateurs, des gens en restauration rapide, etc.), tandis qu’à Paris ce sont des travailleurs semi-spécialisés et spécialisés », précise Carole Gatien.

La région de Brome-Missisquoi sera aussi représentée aux Journées Québec à Paris, alors que trois entreprises et deux représentants du CLD, se rendront sur place.

L’événement est organisé conjointement par Emploi-Québec et le Pôle emploi, en partenariat avec Montréal International, Québec international et la Société économique de Drummondville.