Sébastien Fortin-Demers, technicien en environnement à l’OBV, donne des consignes aux élèves.
Sébastien Fortin-Demers, technicien en environnement à l’OBV, donne des consignes aux élèves.

Des élèves prennent le pouls de la rivière Yamaska

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
Des élèves de l’école Wilfrid-Léger, à Waterloo, ont pu se familiariser avec la science de l’eau et la santé de la rivière Yamaska grâce au programme J’adopte un cours d’eau, en collaboration avec l’Organisme de bassin versant de la Yamaska.

Le jeudi 15 octobre, 18 élèves des classes de 1re et 2e secondaire de l’option Explora-science ont bénéficié de l’expertise d’Annie Larose, biologiste, et de Sébastien Fortin-Demers, technicien en environnement de l’OBV Yamaska, dans le cadre d’un atelier éducatif sur la Yamaska Nord.

En avant-midi, les élèves sont allés sur le terrain près de la rivière pour recueillir diverses données. D’abord, ils ont observé et caractérisé la rivière puis mesuré la vitesse de l’eau. Puis, à l’aide de filets, les élèves ont pêché des macroinvertébrés, petits insectes, mollusques et coléoptères qui résident au fond de l’eau. Enfin, ils ont récolté des échantillons d’eau afin d’effectuer des tests physicochimiques, tels que la mesure du pH ou le taux d’oxygène.

« On fournit les données au G3E (Groupe d’éducation et d’écosurveillance de l’eau) qui les analyse. On regarde ensuite les résultats des bactéries et des tests, et ce qu’ils signifient », explique Annie Larose, qui a toujours souhaité travailler sur la rivière Yamaska, qui passait près de chez elle lorsqu’elle habitait à Saint-Césaire. Elle réside aujourd’hui à Brigham.

Les élèves sont allés sur les berges de la rivière Yamaska Nord, qui passe directement derrière l’école Wilfrid-Léger.

La deuxième partie de l’atelier se tiendra en classe le 6 novembre et sera davantage axée sur la théorie, alors que les élèves tireront des conclusions de leur expérience. « On a bien hâte, on va pouvoir mettre en commun nos résultats, les comparer avec ceux des années passées, et voir si la qualité du cours d’eau s’est améliorée avec le temps », indique l’enseignant des classes ayant participé au projet, Sébastien Rouleau.

Les élèves pourront également observer les invertébrés qu’ils ont collectés à l’aide de binoculaires.

La biologiste à contrat avec l’OBV Yamaska, Annie Larose, est l’animatrice des ateliers.

Plus on connaît, plus on aime

« On s’aperçoit que plus on connaît une chose, plus on a tendance à l’aimer, souligne Annie Larose. Ainsi, plus on apprend à connaître notre milieu, plus on va vouloir en prendre soin. Ça crée un sentiment d’appartenance. »

Amener concrètement les élèves sur le terrain, poursuit Mme Larose, les interpelle davantage que de seulement leur dire de protéger l’environnement. Ils peuvent ainsi voir précisément les impacts sur leur milieu.

Sébastien Rouleau est du même avis. « Les élèves ont une mauvaise impression du lac Waterloo, ils savent qu’il est pollué. L’objectif est de les sensibiliser à leur réalité et d’amener des solutions. »

À travers cet atelier, donné depuis trois ans à l’école Wilfrid-Léger, quelques élèves se découvrent une passion pour la biologie, ou encore pour la chimie, puisque différents volets scientifiques sont explorés dans le processus. Ça permet aussi aux élèves de sortir dehors, de prendre l’air et d’approfondir leurs connaissances.

Annie Larose animera d’autres ateliers en collaboration avec l’OBV Yamaska dans deux classes de Bromont et deux classes de Roxton Pond, au courant du mois d’octobre.

Le programme J’adopte un cours d’eau, du Groupe d’éducation et d’écosurveillance de l’eau (G3E), vise à sensibiliser les élèves, étudiants et citoyens à la santé de l’eau et aux impacts des changements climatiques sur leur milieu.