Gilles Bachand, président de la Société d’histoire et de généalogie des Quatre Lieux, a lancé dimanche un livre racontant­ l’histoire de la paroisse Notre-Dame-de-Granby de 1803 à 1888, par l’abbé Isidore Desnoyers.

Des écrits révèlent des détails sur la vie des Granbyens au 19e siècle

Les écrits de l’abbé Isidore Desnoyers sur l’histoire de la paroisse Notre-Dame-de-Granby ont été retranscrits et imprimés pour la postérité par la Société d’histoire et de généalogie des Quatre Lieux. Le volume a été lancé dimanche lors de la messe à l’église Saint-Eugène à Granby et retrace l’histoire de la paroisse entre 1803 et 1888.

« L’abbé Desnoyers est un incontournable quand on veut connaître l’histoire de la région, estime Gilles Bachand, président de la Société d’histoire et de généalogie des Quatre Lieux qui est au cœur de ce fastidieux travail. À la fin du 19e siècle, il n’y avait presque pas d’historiens. Il a répondu à une demande de l’évêque de Saint-Hyacinthe qui voulait connaître l’histoire de toutes ses paroisses. L’abbé Desnoyers en a fait une cinquantaine dans le diocèse de St-Hyacinthe. »

L’homme de Dieu a recueilli les informations sur chaque paroisse entre 1870 et 1890. Le féru d’histoire Fernand Houde a repris les manuscrits de l’abbé pour les retranscrire sur ordinateur. M. Bachand en a fait la révision historique, corrigeant par-ci par-là une formulation ou une date erronée.

Premiers francophones dans la région

« Ce qui l’aidait, c’est qu’il allait voir les vieux, ce qui fait que nous avons beaucoup d’histoire civile. Il ne parle pas seulement de la paroisse. Ici à Granby, c’est intéressant parce qu’il parle beaucoup des francophones. On a dans ce livre-là la généalogie des premiers francophones qui se sont établis ici. C’est pour ça que l’abbé Desnoyers demeure un incontournable. »

En parlant aux aînés, il a pu remonter aussi loin qu’en 1803 pour raconter l’histoire de la paroisse. Son travail s’est fait tout de même dans le cadre d’une demande de l’évêque, ce qui fait que le rôle de l’Église dans les chaumières est éludé de ses écrits. Il n’y est pas question des pressions exercées sur les couples pour faire grandir la famille, par exemple.

M. Bachand et son équipe se sont bien gardés de l’ajouter. « À cette époque-là, les curés ne s’intéressaient pas à l’histoire sociologique, répond le président de la société d’histoire et de généalogie. Ce sont des professeurs américains qui ont été les premiers à s’intéresser à la façon dont on vivait et des conséquences que ça avait sur nous. »

Le livre a été agrémenté de photographies mises en page par Lucette Lévesque, secrétaire de l’organisme, et une biographie des curés de l’époque a été ajoutée.

L’intégralité du manuscrit de l’abbé Desnoyers sur la paroisse Notre-Dame-de-Granby se trouve dans cette reliure, en vente au coût de 35 $ auprès de l’organisme dont la portée de la mission couvre les municipalités de Saint-Césaire, Saint-Paul-d’Abbotsford, Ange-Gardien et Rougemont.