Les délais enregistrés pour répondre à un appel d’urgence par des paramédics­, la semaine dernière à Farnham, ont été traités selon les normes et procédures­ en vigueur, selon le CISSS de la Montérégie-Centre.

Des délais qui respectent les normes et procédures

Les délais enregistrés pour répondre à un appel d’urgence par des paramédics, la semaine dernière à Farnham, ont été traités selon les normes et procédures en vigueur, a indiqué le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Centre (CISSS) de qui relève la centrale d’appels.

« La coordination au niveau des transports ambulanciers a fait l’analyse avec la centrale d’appels et la manière dont ça s’est déroulé, c’est selon les normes et procédures en vigueur », a expliqué Martine Lesage, conseillère-cadre aux relations avec les médias au CISSS de la Montérégie-Centre, lors d’une entrevue téléphonique lundi après-midi.

Rappelons qu’un paramédic de Farnham, travaillant sur l’horaire de faction — c’est-à-dire 24 heures sur 24 pendant sept jours — s’est retrouvé coincé dans le trafic à un passage à niveau alors qu’il était en route à bord de son véhicule personnel en direction de la caserne, jeudi après-midi. Avec son coéquipier qui l’attendait à la caserne, il devait intervenir sur un appel « priorité zéro », soit le niveau d’appel d’urgence le plus élevé puisque la survie d’une personne semblait incertaine. L’appel a finalement été configuré en priorité trois, un appel auquel les paramédics doivent être affectés rapidement, mais où la survie du patient n’est pas incertaine.

Délai de huit minutes
Le syndicat des paramédics affirmait vendredi qu’un délai d’au moins dix minutes s’était écoulé entre le moment où le paramédic avait signifié qu’il aurait du retard et celui où la centrale avait affecté une autre équipe sur l’intervention. La représente du CISSS de la Montérégie-Centre a fait savoir que ce délai était plutôt de huit minutes. Une autre équipe de paramédics avait été avisée qu’elle pourrait être appelée à intervenir. « Pendant ces huit minutes-là, il y a toujours eu une communication de la centrale avec une ou l’autre des ambulances, précise-t-elle. La centrale, c’est minute par minute. Elle est toujours en communication. »

À un moment, la Sûreté du Québec a également avisé la centrale d’appels que des agents étaient arrivés sur les lieux de l’intervention et qu’ils étaient en possession d’un défibrillateur cardiaque, précise Martine Lesage.

Une équipe de paramédics de St-Jean-sur-Richelieu, de retour de l’hôpital de Cowansville, a d’abord été dirigée vers les lieux de l’intervention, mais a elle aussi été coincée dans le trafic occasionné par le passage du train. C’est finalement l’équipe de paramédics du service de Farnham qui revenait de Cowansville qui a répondu à l’appel.

Rappelons que les paramédics de Farnham revendiquent depuis longtemps l’abolition des horaires de faction, notamment en raison du délai occasionné avant que l’équipe se mette en direction d’une intervention. Ils réclament l’obtention des données sur l’achalandage de leur service, notamment le temps d’occupation des paramedics « en faction ». Ces informations leur avaient été promises par le ministère de la Santé.

Si ce temps d’occupation dépasse les 28 heures par semaine en moyenne, les horaires de faction doivent être abolis ou le nombre de véhicules doit être revu à la hausse, selon des critères du Ministère.