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Les nombreuses décorations de Noël sur le terrain de Doug Shaver et Danielle Gauvreau font tourner bien des têtes.
Les nombreuses décorations de Noël sur le terrain de Doug Shaver et Danielle Gauvreau font tourner bien des têtes.

Des décos à faire tourner les têtes

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est
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Les décorations de Noël de Doug Shaver et Danielle Gauvreau agissent comme l’étoile Polaire. Brillantes, elles attirent et fascinent. L’adresse du couple de Saint-Armand, secteur Philipsburg, est devenue un lieu de pèlerinage pour ceux qui recherchent les décorations éblouissantes et la féerie des Fêtes.

Depuis cinq ans maintenant, Doug Shaver laisse libre cours à son amour de Noël qui le guide dans ses semaines de préparatifs. Il magasine ses nouvelles décorations dès l’été dans les ventes de garage, sur les petites annonces sur Internet et dans les encans. En septembre, il profite du temps encore chaud pour commencer les installations.

En cinq ans, il a réussi à en trouver, des décorations de Noël. Le gazon sur le terrain avant de leur maison est presque entièrement caché par les décos, dont 90 % sont de seconde main. Ils ont notamment reçu gratuitement un vieux traîneau et se sont procuré plusieurs rennes et des bonshommes de neige, dont Doug n’a eu qu’à remplacer les lumières intérieures.

« L’important dans les décorations de Noël, c’est de pas juste mettre du blanc, conseille-t-il. Du blanc, c’est fade. Il faut des couleurs. » Et il n’a pas lésiné sur la couleur. Et la noirceur du lac Champlain le soir venu les met vraiment en valeur.

En pleine expansion

« Et là, les voisins autour veulent que j’en fasse encore plus ! L’année prochaine, il va y en avoir en avant et en arrière avec un passage pour les enfants. Je vais essayer de faire quelque chose avec la Ville pour amener les gens ici. » Le couple fera même venir un électricien pour installer une boite électrique exprès pour cette période de l’année.

La rumeur entourant ces décorations flamboyantes s’est rapidement répandue. La circulation de piétons et de familles en voiture a augmenté sur la rue Champlain qui longe le lac du même nom. Les voitures s’arrêtent, les gens prennent un moment pour admirer les décorations et prendre des photos avec leurs enfants, les yeux gourmands devant tant de magie.

Ils ne peuvent pour l’instant se promener à travers les décorations, à moins que Doug ou Danielle ne soit dehors pour les accompagner.

« C’est en train de faire boule de neige ! On a commencé tranquillement, mais là ça se sait, constate Danielle. Quelqu’un de Saint-Hyacinthe est venu visiter l’autre jour ! »

La majorité de ce qui se trouve sur le terrain du couple de Saint-Armand est de seconde main. Seules les lumières sont neuves et permettent de redonner vie aux vieilles décorations.

Avant de faire autant de route, il est toutefois intéressant de vérifier la vitesse du vent dans cette région. S’il vente trop, Doug et Danielle n’allument pas les décorations. Branchées sur quatre disjoncteurs extérieurs différents, elles s’allument en simultané, incluant une décoration gonflable qui n’aime pas le vent.

Penser aux autres

Chaque soir, Doug traverse la rue Champlain pour admirer ses décorations de loin. Non seulement elles occupent toute la surface du sol, mais les arbres et le côté de la maison sont illuminés par des projecteurs et des lasers. Des images sont également projetées dans les fenêtres à l’étage.

« Chaque soir, je sors dehors. Chaque soir. Je ressens de la joie et de la fierté. Quand je vois du monde arrêter, ça me réchauffe le cœur. »

Puis, en observant les multiples couleurs illuminées, il se rappelle qu’il fait tout cela pour partager l’esprit, la joie et l’amour des Fêtes qu’il a toujours vécu dans sa famille. Il a ensuite une pensée pour les familles qui ont perdu un proche, aux enfants et aux familles qui n’ont pas les moyens de passer de belles Fêtes en raison de la maladie ou de problèmes financiers, ainsi que pour les aînés qui ont la peur au ventre de la COVID-19. Enfin, il ajoute à ses pensées les employés du milieu de la santé.

« Je suis un gros bébé », lâche-t-il en énumérant les raisons pour lesquelles il fait tout ça. C’est d’ailleurs son projet personnel plus que celui de sa conjointe des deux dernières décennies.

Doug a su garder son cœur d’enfant pour les Fêtes. Lorsqu’il était jeune, Noël se passait d’abord chez ses parents en matinée, sur la Rive-Sud, puis la fête se transportait chez ses grands-parents, dans la région de Saint-Armand et Bedford, avec les oncles et les tantes. « Quand mes parents sont morts, ça s’est arrêté sec. Mais j’ai continué la tradition avec mes enfants », ajoute-t-il, les yeux pétillants au souvenir de ces moments en famille.

Et les enfants de Doug, dans le début de la trentaine, sont aussi amoureux de Noël que leur père, souligne Danielle, la belle-mère de ceux-ci.

Économies

Une des questions que se font souvent poser Doug et Danielle concerne la facture d’électricité. « Ce n’est pas si pire, assure Doug. On a beaucoup de lumières DEL. C’est plus économique, même si ça dure moins longtemps. »

« C’est en train de faire boule de neige ! On a commencé tranquillement, mais là, ça se sait, constate Danielle Gauvreau. Quelqu’un de Saint-Hyacinthe est venu visiter l’autre jour ! »

Le couple fait aussi des économies en courant les aubaines d’Après-Noël. La situation actuelle rendra toutefois leurs recherches plus difficiles. Les magasins québécois sont en rupture de lumières depuis un moment déjà et la frontière fermée ne leur permettra pas de faire leur traditionnelle virée dans une grande surface américaine, où les lumières sont vendues à un prix dérisoire au début de janvier.

Seules décorations qu’ils achètent neuves, les lots de lumières permettent de redonner vie à de vieilles décorations délaissées par d’autres et d’enchanter leur terrain.