La demande, à retardement, d’un permis pour l’installation de capteurs solaires sur le toit de l’école Saint-André a semé la discorde au sein du conseil municipal de Granby.

Des capteurs solaires sèment la discorde

Une demande de permis de la commission scolaire du Val-des-Cerfs pour l’installation de capteurs solaires sur le toit de l’école Saint-André a semé la discorde au sein des élus granbyens.

La raison: les capteurs ont été mis en place il y a déjà cinq ans, lors de l’agrandissement de l’école de la rue Calixa-Lavallée, sans faire l’objet d’une demande en bonne et due forme à l’époque.

Comme une majorité d’élus s’est prononcée en faveur, le permis sera délivré pour régulariser la situation. Mais quatre conseillers, dont Robert Vincent, s’y sont néanmoins opposés lors d’une séance du conseil. Le comité consultatif d’urbanisme (CCU) avait également recommandé de refuser la délivrance du permis. Selon les arguments évoqués, l’ouvrage est trop visible, n’offre pas une qualité visuelle aux résidants du secteur et ne s’intègre pas au paysage. C’est le dépôt d’une plainte d’un citoyen qui aurait permis de constater que les fameux capteurs solaires n’ont jamais fait l’objet d’une demande de permis.

La décision d’une majorité de ses homologues a soulevé l’ire de Robert Vincent, qui préside le CCU.

« C’est un affront que le conseil fait au CCU. Notre mission, c’est de faire respecter la réglementation. (...) Il n’y a pas de passe-droit pour personne. La réglementation est là pour tout le monde. Si ça avait été quelqu’un à la maison qui avait mis une antenne, il aurait dû la défaire. Mais comme c’est la commission scolaire, on va baisser les bras ? Je ne vais pas baisser les bras et je vais rester contre », a-t-il lancé.

Bureaucratie
La conseillère municipale, Julie Bourdon, a fait valoir que le dossier n’est pas facile à traiter. « Je comprends qu’il n’y avait pas de permis. Mais c’est aussi une question de bon jugement et de bureaucratie. Est-ce qu’on veut vraiment que tout le monde soit là-dedans ? Qu’ils (les responsables de la commission scolaire) les enlèvent et refassent une demande de permis ? Ça reste des contribuables, la commission scolaire, et c’est l’argent des citoyens », a-t-elle affirmé.

Le maire Pascal Bonin a cependant appuyé Robert Vincent, qui a également dénoncé au cours de cette séance une décision de ses collègues dans un dossier similaire, mais impliquant un entrepreneur en construction. « Son message est plus important que les dossiers comme tels. L’important, c’est de respecter la réglementation », a-t-il commenté.

La directrice des communications et des affaires corporatives à la commission scolaire, Paule-Andrée Bouvier, affirme que les travaux d’agrandissement ont bien fait l’objet d’une demande de permis. Les capteurs solaires ont toujours été présents dans les devis en ingénierie du projet, mais ils auraient dû faire l’objet d’une demande de permis spécifique. Ce qui n’a pas été fait. Il s’agit donc d’un « imbroglio », selon elle.

« Notre démarche a toujours été de bonne foi. Il n’y a pas eu de cachette, ni de passe-droit », a assuré Mme Bouvier, se réjouissant malgré tout que le dossier soit clos.