Les cannettes et bouteilles consignées ont été récupérées au profit du Centre de dépannage Marguerite-Dubois, samedi, au IGA Lambert à Bromont. Sur la photo, dans l’ordre habituel : Françoise Tellier et Ginette Blanchard, bénévoles pour le centre, Pascale Demers, de Consignéco, Valérie Morin, directrice du centre, et Jacqueline Sorenson, bénévole pour le centre.

Des cannettes pour dépanner

Les citoyens fréquentant Bromont étaient invités à faire un ménage de leur maison et à rapporter leurs cannettes et bouteilles consignées pour contribuer à une bonne cause, samedi, dans le cadre de la Journée de la consigne. En plus de rapporter un objet qui peut être recyclé et réutilisé, ces dons permettent au Centre de dépannage Marguerite-Dubois d’amasser des fonds pour poursuivre sa mission.

Les clients du IGA Lambert, à Bromont, pouvaient remettre leurs contenants consignés aux bénévoles du centre de dépannage pour qu’ils puissent en récupérer la consigne, tout au long de la journée.

La journée était organisée pour la troisième fois par Consignéco — organisme visant à faire la promotion de la consigne — et pour la deuxième fois au IGA de Bromont. Elle sert à motiver les gens à retourner leurs contenants recyclables et à penser aux organismes.

« L’objectif est de sensibiliser, éduquer et informer les gens sur le retour des contenants consignés, explique Pascale Demers, directrice des communications pour Consignéco. Les taux de retour pour les cannettes à cinq sous, c’est autour de 70 %, et les cannettes à 20 sous, c’est 80 %, mais il y a encore une grande valeur de contenants consignés non rapportés. Donc on veut inviter les gens à poser un geste citoyen en retournant les consignés. »

Environ 124 millions de contenants consignés ne sont pas retournés chaque année en Montérégie, ce qui équivaut à près de 7,2 millions de dollars.

Le geste citoyen était doublé d’un geste philanthropique en faisant profiter l’organisme de ces quelques dollars dormants dans un sac au fond d’un garde-robe. L’an dernier, l’exercice avait permis d’amasser autour de 750 $ pour le centre de dépannage. Cette année, la collecte et les dons ont atteint 836,05 $. 

Des organismes réussissent à aller chercher des montants importants en faisant la tournée des maisons ou des industries, commerces et institutions (ICI). Mme Demers donne en exemple une maison de jeunes en Beauce qui a amassé 12 000 $ en récoltant la consigne de cannettes récupérées. En collaboration avec la chambre de commerce du coin, ils font le tour des ICI pour ramasser les cannettes utilisées.

Récupérable à 100 %

En rapportant les bouteilles de bière et les cannettes consignées, les citoyens aident également à leur bonne récupération.

« À la maison, on se dit qu’on n’en a pas assez, que ça ne vaut pas la peine de les rapporter, donc on les met au bac de recyclage. Mais le meilleur chemin est vraiment celui de la consigne parce qu’il y a un tri à la source, souligne Mme Demers. Les cannettes restent avec les cannettes, les bouteilles aussi ne sont pas mélangées. Ça fait que la matière est recyclée à 100 %. » Les bouteilles de verres demeurent aussi en bon état.

« Il y a deux types de bouteilles de verre, il y a celles qui sont lavables, pouvant être réutilisées entre 12 et 15 fois. Après, elles sont recyclées. Il y a aussi les contenants recyclables avec consigne. Dans les deux cas, les brasseurs les ramassent. La matière a de la valeur parce qu’elle n’est pas contaminée. »

Pour l’anecdote, Mme Demers rappelle que la consigne existe depuis plus de 200 ans, alors que les grands brasseurs imposaient une consigne sur leurs bouteilles puisque le verre était importé.