Le Cercle des fermières de Rougemont a remis des «bourses pour une nouvelle vie» à la Maison Alice Desmarais, mercredi soir.

Des bourses pour une nouvelle vie

Le Cercle des fermières de Rougemont s’est mobilisé pour le bien-être des femmes vivant de la violence conjugale.

Pendant deux mois, les fermières ont amassé une foule de produits pour confectionner «une bourse pour une nouvelle vie». Les sacoches remplies de produits utiles ont été remises à la Maison Alice Desmarais qui vient en aide aux femmes vivant de la violence conjugale, mercredi soir.

L’idée d’offrir un coup de pouce à ces femmes est venue de Marion Standish, secrétaire-trésorière du conseil d’administration du Cercle des fermières de Rougemont. Les autres fermières n’ont pas tardé à démontrer leur enthousiasme pour le projet qui a connu un véritable succès.

Ainsi, elles ont rassemblé des produits qu’elles avaient déjà chez elle susceptibles d’être utiles pour les femmes qui repartent à zéro après avoir vécu de la violence conjugale. Shampoing, dentifrice, savon et brosse à dents font partie de la dizaine d’articles se trouvant dans les bourses.

Des entreprises se sont également mobilisées : la pharmacie Familiprix et Jean Coutu, le salon de coiffure Salon Ducharme de Rougemont ainsi qu’une représentante de produits Avon de Rougemont ont mis la main à la pâte pour garnir les 22 bourses. Dix autres sacs de dons ont aussi été remis.

« La bourse est symbolique, c’est plutôt le contenu qui a une valeur », relève Sylvie Barré, responsable du dossier communication pour le Cercle des Fermières.

« On voulait faire quelque chose pour se démarquer, poursuit-elle. Celles qui vivent avec des situations pas évidentes n’ont pas toujours le temps de faire leur valise lorsqu’elles quittent. »

Partir à zéro

Malika Hajjaj, agente à la sensibilisation à la Maison Alice Desmarais, était présente, mercredi soir, pour remercier le Cercle des fermières et offrir une conférence portant sur la différence entre la chicane et la violence.

Elle affirme que les femmes de la maison d’hébergement sont toujours très touchées de recevoir ce genre de don. « C’est toujours utile quand tu repas à zéro », souligne-t-elle.

L’année 2019 aura été bonne pour la maison d’hébergement puisque plusieurs Cercles de fermières ont offert différents articles, dont des draps et des couvertures, au cours des derniers mois.

« Le mot s’était donné au Québec de donner aux maisons d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants », lance Mme Hajjaj.

Le Cercle des fermières de Rougemont envisage faire de ce geste une tradition. Il pourrait même répéter l’expérience pour la fête des Mères.