La présence des bernaches, et les fientes qu’elles laissent au passage, sur la piste cyclable à Granby préoccupe l’administration municipale. Le comité environnement se penchera sur la question, selon le coordonnateur en environnement, Serge Drolet.
La présence des bernaches, et les fientes qu’elles laissent au passage, sur la piste cyclable à Granby préoccupe l’administration municipale. Le comité environnement se penchera sur la question, selon le coordonnateur en environnement, Serge Drolet.

Des bernaches trop envahissantes [VIDÉO]

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
Chassées du parc Daniel-Johnson à Granby ces dernières années, les bernaches se font désormais trop présentes près de la piste cyclable. L’administration municipale assure vouloir s’en occuper.

« On prend ça au sérieux parce que c’est vraiment désagréable. Des fois, les bernaches empêchent les gens de circuler. [...] Beaucoup de gens apprécient les voir, mais on a un problème quand elles sont en trop grand nombre. On va trouver des solutions », affirme le coordonnateur de la division environnement à la Ville de Granby, Serge Drolet.

Selon lui, la population de bernaches s’est déplacée. « Les oiseaux ne sont plus au parc Daniel-Johnson, ni sur la rue Drummond. Ils ont été un peu au réservoir Lemieux et au Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin et ça semblait stabilisé depuis quelques années. Mais il y a plus d’une trentaine d’individus qui se tiennent cette année près de la piste cyclable, entre le bureau d’information touristique et la station de pompage », souligne M. Drolet.

La présence des bernaches, et surtout les fientes qu’elles laissent derrière elles, est d’ailleurs à l’origine de plaintes logées à l’hôtel de ville, confirme-t-il.

Roméo Lapalme, qui réside à proximité de la piste cyclable, est un de ceux qui aimeraient que la Ville passe à l’action. « On est envahi par les fientes. Ce ne sont pas tant les bernaches elles-mêmes qui sont le problème, c’est le cadeau qu’elles laissent derrière elle qui l’est », dit-il.

Les bernaches se font désormais trop présentes au sud du lac Boivin.

Certaines oies se rendent même jusqu’en façade de l’immeuble à condos où il habite rue Denison Est. Lui et ses voisins ont décidé de mettre une clôture pour les empêcher de s’y rendre, raconte M. Lapalme.

À l’étude

Serge Drolet assure cependant que le sujet est déjà inscrit à l’ordre du jour de la prochaine rencontre du comité environnement, le 4 septembre prochain.

Il est notamment envisagé d’installer une clôture anti-bernaches, d’une hauteur de 40 centimètres, le long de la rive sud du lac. Avant d’aller de l’avant, le ministère de l’Environnement doit toutefois donner le feu vert.

« Des gens m’ont demandé si on peut mettre une clôture cette année en urgence, mais on ne peut pas parce qu’on serait en infraction au ministère », dit M. Drolet.

Actuellement, une telle clôture est présente au sud du lac, mais de façon irrégulière, explique le coordonnateur en environnement.

Selon lui, une clôture de ce type, de même que la présence régulière de la firme GPF Faune avec un chien et un oiseau de proie pour effaroucher les bernaches, ont permis de les chasser de manière « douce » du parc Daniel-Johnson il y a quatre ans.

Pour l’heure, GPF Faune continue à se rendre tôt le matin autour du lac, dont dans le secteur de la piste cyclable, cinq fois par semaine, avec son duo effaroucheur. « On se rend compte que quand ils sont partis, les oiseaux reviennent. Il y a comme une espèce d’habitude qui s’est créée », note M. Drolet.

Au moins une fois par semaine, et parfois plus souvent au besoin, les travaux publics se rendent en outre sur la piste cyclable avec l’équipement nécessaire pour nettoyer la chaussée, dit la chef de division aux opérations aux travaux publics, Chantal Morissette.

Serge Drolet assure que la problématique est prise au sérieux. « On est une ville touristique. La piste cyclable est de plus en plus populaire. On veut vraiment que les gens puissent s’y rendre en toute sécurité, et même salubrité. Mais il y a eu un gros boom cette année. Une nouvelle population qui n’était pas là d’habitude a décidé d’y aller », fait-il valoir.