Bien que des techniques d’autodéfense physique seront enseignées lors de l’atelier, qui se déroulera sur deux samedis consécutifs, on outillera les femmes à faire face à des agressions de type psychologique.

Des ateliers d'autodéfense pour rester en contrôle de sa vie

Un an tout juste après les débuts de la vague #MoiAussi, des femmes sortent de leur mutisme et reprennent le contrôle de leur vie. D’autres ont encore besoin d’un coup de pouce. Et parce qu’il vaut mieux prévenir pour aider les femmes à se sentir plus en sécurité, le Centre d’Aide et de Lutte contre les Agressions à Caractère Sexuel de Granby (CALACS) offrira en novembre un atelier gratuit d’autodéfense au centre des loisirs de Cowansville.

Les ateliers sont ouverts à toutes les femmes, qu’elles soient survivantes ou non d’une agression. Cette fois-ci, l’atelier sera dédié aux femmes de 21 ans et plus de la Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi « Toutes sont bienvenues ! D’ailleurs, on vise surtout la prévention dans notre démarche », note Gabrielle Champagne, intervenante et agente de prévention du CALACS.

Le CALACS fait appel à une formatrice de l’organisme Cran des femmes, qui œuvre en prévention de la violence. « C’est un organisme qui a une analyse sociale et féministe de la problématique, comme nous », indique l’intervenante.

Ainsi, bien que des techniques d’autodéfense physique seront enseignées lors de l’atelier, qui se déroulera sur deux samedis consécutifs, on outillera aussi les femmes à faire face à des agressions de type psychologique. « On parle d’apprendre à reconnaître une situation de violence, à l’affirmation de soi, de se donner le droit de réagir, illustre l’intervenante. Mais aussi à ne pas se sentir coupable. »

La culpabilité est un sentiment que partagent bon nombre de victimes d’agression. « Elles se sentent coupables que ce soit arrivé ou de ne pas s’être défendues, explique Mme Champagne. Quand on dit qu’une femme l’a mérité en raison de la manière qu’elle était habillée, parce qu’elle avait pu ou parce qu’elle a été aguichante, on encourage les femmes à se sentir coupables alors qu’il n’y a absolument rien qui justifie un acte de violence. La responsabilité relève à 100 % de l’agresseur. »

Pour tous les âges

Il n’y a pas d’âge pour apprendre à se défendre. Au retour des Fêtes, des ateliers similaires seront offerts à une clientèle âgée de 12 à 16 ans, aux 16-25 ans et en duo mère-fille, indique Mme Champagne.

« Les méthodes d’enseignement sont adaptées selon l’âge, car les situations de violence ne sont pas nécessairement les mêmes chez les adolescentes et les femmes à l’âge adulte », précise l’intervenante.

Cette dernière nuance toutefois : savoir se défendre fait partie des outils de prévention qui permettent pour se sortir d’une situation de violence, mais cela ne constitue pas la solution à la problématique, qui est beaucoup plus large. « C’est un fléau social, souligne Mme Champagne. L’autodéfense ne remplace pas une réelle égalité entre les hommes et les femmes. »

Pour plus d’information ou pour s’inscrire, il est possible de communiquer avec Mme Champagne au (450) 375-3338. Tout près d’une vingtaine de places sont disponibles.

L’atelier est gratuit, mais un dépôt de 20 $ est exigé pour réserver sa place. Le montant sera remboursé au moment de participer à l’activité, le 10 et le 17 novembre, de 9 h 30 à 16 h.