La résidence de Constance Nadeau a un sérieux et urgent besoin d’amour.

Des «Anges» recherchés pour une Uptonaise

C’est un véritable élan du cœur qu’a eu Joannie Gagnon envers sa belle-sœur, dont le mari est récemment décédé. L’Alphonsoise a mis sur pied une collecte de fonds pour venir en aide à celle qui est la sœur de son mari, car elle traverse une des périodes les plus difficiles de sa vie.

Âgé seulement de 49 ans, Pierre Poitras est décédé subitement à sa résidence d’Upton, le 8 janvier dernier. Devenue veuve du jour au lendemain, son épouse de longue date, Constance Nadeau, a subi une opération trois jours plus tard et se trouve en arrêt de travail depuis et jusqu’en mars.

Comme M. Poitras assurait principalement la subsistance du ménage, la santé de Mme Nadeau l’empêchant de travailler plus d’une vingtaine d’heures par semaine, celle-ci s’est retrouvée le bec à l’eau.

Or, leur résidence située en bordure de la rivière Noire, dans laquelle habite également la plus jeune de leurs trois enfants maintenant adultes, a un sérieux et urgent besoin d’amour. « Le toit coule, les planchers sont défoncés et il y a beaucoup de moisissures », énumère Mme Gagnon à propos du « lieu d’ancrage » de Mme Nadeau.

Les fenêtres sont aussi à changer et l’isolation de la résidence serait à refaire.

L’Alphonsoise ignore combien il en coûtera pour tout rénover, mais toute aide sera la bienvenue, souligne-t-elle.

« Si ce n’est pas de l’argent, on peut recevoir de l’aide sous forme de services, par exemple par un entrepreneur en construction, un plombier, une compagnie d’isolation... énumère Mme Gagnon. Tout ce qu’il m’est possible d’aller chercher pour l’aider, je vais le prendre. »

« C’est décourageant, laisse pour sa part tomber Mme Nadeau lors d’un bref entretien téléphonique. Je suis toute seule, je ne peux plus soutenir la maison et il y a tellement de choses à faire. »

Ce fardeau s’ajoute à ses ennuis de santé et au deuil inattendu avec lequel elle doit composer depuis trois semaines. « Ce n’est pas évident, confie l’Uptonaise. Tu te crées une carapace pour essayer de passer à travers, mais après un certain temps, elle craque. »

La détresse de sa belle-soeur a profondément touché Joannie Gagnon.

« Vague de tendresse »

La détresse de sa belle-sœur a profondément touché Mme Gagnon.

« Depuis [les funérailles], un cri de douleur résonne constamment dans mon sommeil. [...] Ce cri est transpercé par une détresse apparente, celle d’une femme qui devait laisser derrière elle une grande partie de sa vie, probablement une des plus importantes. À ce moment, j’ai été envahi[e] par une vague de tendresse. J’ai senti tout l’amour qu’elle avait face à cet homme, son homme, celui qu’elle avait pris le temps de choisir pour être sa moitié », écrit-elle dans une lettre expliquant les raisons de son implication.

« Je fais partie de ceux qui croient encore en la bonté de gens en cette capacité de bienveillance et de compassion envers autrui, poursuit-elle. Je crois en la vie, en la générosité et surtout en l’humain. Je ne suis ni architecte, designer, entrepreneur, plombier ou électricien. [...] Je ne veux pas vivre dans cette pensée utopique où donner au suivant n’arrive qu’à la télévision. »

Ce faisant, Joannie Gagnon a décidé de mettre sur pied une campagne de financement pour réunir les fonds nécessaires pour rénover la maison. En deux semaines, la somme de 425 $ a été amassée grâce aux dons d’« anges » ; un service de traiteur a également offert deux semaines de repas à Mme Nadeau.

La principale intéressée n’était pas au courant de l’initiative avant que celle-ci ne soit mise en ligne sur une page Facebook

« J’ai eu toute une surprise quand j’ai vu ça ! » indique Mme Nadeau, qui accepte bien humblement de se faire aider.

En plus de cette page qui permet d’acheminer des dons à Mme Gagnon, il est aussi possible de communiquer avec elle par téléphone au 450-991-1825.

Elle remercie d’avance tous les « anges » bienfaiteurs qui l’aideront à atteindre son objectif.