Les paramédics de Granby n’attendront plus à leur caserne de la rue Brignon pour répondre aux appels. Ils seront désormais postés dans différents secteurs de la Ville.

Déploiement des ambulances: réagir plus vite aux appels d'urgence

Les équipes de paramédics de Granby n’attendront plus les appels à partir de leur caserne de la rue Brignon. À compter de lundi, elles prendront place à bord de leur véhicule et seront postées à des endroits stratégiques, fin prêtes à répondre aux appels d’urgence.

« À la dernière négociation pour les contrats de service, ça devenait une obligation dès que tu avais des véhicules à l’heure (véhicule disponible 24 heures sur 24) de mettre tes paramédics à bord du véhicule sur les coins de rue pour s’assurer d’optimiser le temps de réponse pour les appels d’urgence », explique Stéphan Scalabrini, directeur des opérations secteur Ouest chez Dessercom, l’entreprise propriétaire du service ambulancier de Granby.

Cette présence sur le terrain, appelé déploiement dynamique, débutera lundi matin. Différents points d’attente ont été identifiés en fonction du nombre de véhicules disponibles, et ce, à toute heure du jour et de la nuit. « On va choisir des endroits stratégiques en fonction de la densité de la population pour être sûr que lorsqu’on met un véhicule, on a la possibilité de réagir plus vite que si je suis au départ de la caserne pour le même appel », explique M. Scalabrini.

Lorsqu’un seul véhicule est disponible, il sera posté dans le stationnement du Tim Hortons à l’intersection des rues Robinson Sud et Léon-Harmel. Si un second véhicule est présent sur le territoire, il sera garé dans le stationnement du dépanneur Couche-Tard situé au coin des rues Denison Ouest et Saint-Charles. Le troisième véhicule sera quant à lui en attente à la caserne.


« La meilleure place d’un véhicule, c’est sur la route. C’est là qu’on les veut. »
Stéphan Scalabrini, directeur des opérations secteur Ouest chez Dessercom

Le scénario élaboré par l’entreprise ambulancière prévoit également la présence d’un quatrième véhicule au Couche-Tard du boulevard David-Bouchard, près du Zoo, et un cinquième à l’intersection du boulevard Leclerc et de la rue Saint-Hubert.

Modifications possibles

Les points d’attente pourraient toutefois être modifiés. « Si on s’aperçoit que les points d’attente qu’on a déterminés sont inadéquats ou qu’ils sont problématiques, on est ouvert à corriger le tir, précise le directeur des opérations. Les meilleurs acteurs pour nous dire si ça fonctionne ou pas, c’est nos paramédics qui vont le vivre. On va le corriger au fur et à mesure jusqu’à ce qu’on soit content tout le monde. »

Les paramédicaux de Granby répondent en moyenne à 8500 appels annuellement. Le déploiement dynamique devrait permettre de réaliser certains gains dans le temps déployé par les secouristes à se mettre en route pour répondre à un appel d’urgence.

« La meilleure place d’un véhicule, c’est sur la route. C’est là qu’on les veut, dit M. Scalabrini. C’est vraiment une question de cohérence. C’est un service d’urgence et dans tous les grands services, ils sont en déploiement et non en caserne. »

Le président du syndicat de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec, section Granby, Jean Papineau, voit d’un bon oeil le déploiement dynamique des véhicules. « C’est dur de ne pas être en accord avec ça. Le but est de répondre le plus rapidement possible et c’est bénéfique pour la population », dit-il.

Le directeur des opérations précise que le déploiement dynamique des secouristes ne les oblige pas à rester assis dans leur véhicule pendant toute la durée de leur quart de travail. « Ils peuvent être dehors, près du véhicule. Quand ils ne sont pas sur des appels, c’est une occasion d’être avec la population. C’est une possibilité de ne pas être pris dans un bureau entre quatre murs. »

Granby est le dernier service ambulancier de la Montégérie à passer en mode déploiement dynamique, précise M. Scalabrini. Tous les services québécois, qui disposent de véhicules à l’heure, se sont conformés ou devront le faire pour répondre à cette exigence imposée par le ministère de la Santé.