La Commission mixte internationale a besoin de fonds pour étudier le problème des cyanobactéries dans les lacs Champlain et Memphrémagog.

Denis Paradis veut plus d’argent pour la Commission mixte internationale

Le gouvernement canadien doit hausser le budget de la Commission mixte internationale (CMI) pour qu’elle étudie la qualité de l’eau des lacs Champlain et Memphrémagog, soutient le député de Brome-Missisquoi, Denis Paradis.

Le ministère des Affaires mondiales Canada (AMC) a mandaté en octobre la CMI pour qu’elle recueille et examine toutes les informations détenues par les différentes agences gouvernementales, États, municipalités, universités et organismes environnementaux sur les charges de phosphore et les causes de cyanobactéries dans les deux lacs transfrontaliers. Elle doit effectuer le travail sans piger dans le budget de 7,5 millions de dollars accordé par Ottawa en 2015 pour étudier les problèmes d’inondations au lac Champlain et à la rivière Richelieu, lit-on dans une lettre de Sylvain Fabi, directeur exécutif de la Direction des affaires transfrontalières avec les États-Unis à AFC.

Le député Paradis déplore que la CMI doive réaliser ce nouveau mandat sans montant additionnel. Il exhorte son gouvernement à hausser le budget de l’organisme. « Je comprends que l’argent est utilisé pour étudier les inondations. Mais on demande maintenant à la Commission de regarder aussi les problèmes des cyanobactéries. C’est un travail très important. Il faut prévoir des sommes pour le faire », soutient-il.

M. Paradis dit être en contact avec AFC pour que le budget de la Commission soit revu à la hausse. Il en a aussi discuté avec Benoit Bouchard, commissaire à la Commission.

En visite la semaine dernière à Washington DC, M. Paradis a rencontré les équipes politiques des sénateurs du Vermont, Patrick Leahy et Bernard Sanders. Les échanges ont porté sur les deux lacs que se partagent le Québec et le Vermont. « On doit créer des liens forts. On a tous le même but qui est de protéger ces lacs qui nous appartiennent », a-t-il expliqué en entrevue.

Actualiser la CMI
Lors de son séjour dans la capitale américaine, M. Paradis a également pu s’entretenir avec le secrétaire général de la CMI, le Dr Charles Lawson. Les deux hommes ont parlé du mandat de l’organisation. Le député a fait valoir qu’il est temps que les deux pays revoient la mission de la CMI en actualisant son mandat.

« On a créé la Commission en 1909 pour gérer la gestion des eaux limitrophes entre les deux pays. Elle ne semble s’intéresser qu’à ça. Je crois qu’il faut qu’on aille plus loin. Il faut qu’elle s’occupe aussi de la qualité des eaux de ces lacs et qu’elle y travaille. Ils [les dirigeants, NDLR] résistent à ça. Il faut pousser pour que ça change », a-t-il affirmé à La Voix de l’Est.

Amender le mandat d’une telle organisation exige l’accord des deux États, a reconnu M. Paradis. Il compte continuer ses représentations auprès de son gouvernement pour y arriver.