Denis Paradis, député libéral fédéral de Brome-Missisquoi

Denis Paradis a l’environnement à cœur

L’environnement a été le principal cheval de bataille de Denis Paradis lors des quatre dernières années. Le député libéral de Brome-Missisquoi a profité de sa présence à une conférence de presse, à Cowansville, pour dresser son bilan de la dernière session parlementaire, mais aussi de son mandat, les élections fédérales approchant à grands pas.

Les dossiers environnementaux ont été nombreux. Récemment encore, M. Paradis envoyait une lettre aux maires de Notre-Dame-de-Stanbridge et de Frelighsburg ainsi qu’au ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne, ces deux municipalités rejetant toujours leurs égouts dans la rivière aux Brochets, qui se déverse dans le lac Champlain.

« Quand ils ont fait les usines d’épuration, [ces deux municipalités-là] ont pris le système qui coûtait le moins cher, le système de roseaux, pour faire l’épuration, explique-t-il en entrevue. Les roseaux sont morts et la compagnie a fait faillite. Donc il faut recommencer à zéro. J’ai obtenu le OK d’Ottawa [qui est prêt à investir] et je pousse sur Québec pour qu’on règle ça. »

M. Paradis a également travaillé pour l’amélioration de la santé des lacs Champlain et Memphrémagog, notamment dans le dossier du site d’enfouissement de Coventry. Cependant, « ça fait six mois qu’il n’y a plus de commissaires à la Commission mixte internationale. Ils ont été nommés il y a trois semaines ».

« J’ai aussi proposé que Brome-Missisquoi ait un parc régional habité, entre les lacs Champlain et Memphrémagog. Il y en a une quarantaine en France. Les municipalités se mettent ensemble pour dire que le développement résidentiel, oui c’est possible, mais avec des terrains de quatre acres, ou quelque chose comme ça. Ça fait en sorte que l’accent est mis sur la faune, la flore, la randonnée, les paysages... On a l’endroit idéal pour le faire. »

Il souligne de plus les investissements pour les jeunes, les aînés et l’avancement technologique au parc scientifique de Bromont.

Pipeline Trans mountain

S’il souhaite que l’environnement soit l’enjeu principal lors de la campagne électorale à venir, il défend toutefois l’achat et l’expansion du pipeline Trans Mountain par le gouvernement fédéral. « Premièrement, faut pas se faire d’histoire, on va avoir besoin du pétrole encore pour dix ans au moins, relève M. Paradis. Actuellement, on en importe beaucoup et on a une seule place pour exporter, et c’est aux États-Unis. Il faut le sortir d’ici et c’est plus sécuritaire que le train. Justin [Trudeau] l’a dit, tout l’argent qu’on va faire avec cette exportation-là va servir pour les technologies vertes. C’est exactement ce que la Norvège a fait. Il va falloir trouver des technologies qui vont nous permettre de diminuer [notre dépendance au] pétrole. Et je pense qu’on peut le faire d’ici 10 ans. »

Denis Paradis sera de nouveau candidat pour le Parti libéral du Canada.