L’opération déneigement battait à nouveau son plein lundi, alors que de nouvelles­ chutes de neige se sont abattues sur la région.

Déneigement: pas pire à Granby qu’ailleurs

Le déneigement est-il pire à Granby qu’ailleurs ? C’est ce que plusieurs internautes dénoncent sur les médias sociaux. Une opinion qui n’est toutefois pas partagée par le maire de Granby, Pascal Bonin, et le directeur des travaux publics, François Méthot-Borduas.

« Je pense que les attentes de certaines personnes, par rapport à la réalité de l’hiver 2017-2018, sont absurdes », a laissé tomber Pascal Bonin lundi. 

Le maire rappelle que la région a dû composer au cours des dernières semaines avec des tempêtes de neige, un épisode de verglas, un autre de pluie et des températures polaires sur une période prolongée. Lundi, de nouvelles chutes de neige ont été observées et, jeudi, c’est de la pluie qui devrait s’ajouter à ce cocktail­ météo. 

« Aujourd’hui, par exemple, il faut faire du ramassage et du soufflage de neige parce que les écoles ouvrent demain [mardi]. Il y a aussi le tassage, l’épandage d’abrasifs et la réparation de fuites, parce qu’il y en a encore eu ce matin [lundi]. Et il y a le nettoyage des manholes [regards] d’égout pour ne pas que ça gèle avec la pluie et éviter les inondations dans les rues. À moment donné, est-ce que ça s’appelle opération miracle ? », lance le maire. 

Celui-ci affirme s’être déplacé dans les rues d’autres villes et la situation est similaire. Même son de cloche du côté du directeur des travaux publics. « On a eu des températures très froides, où les abrasifs n’agissent pas. À partir de -15 [degrés Celsius], ça devient beaucoup plus difficile. Ça complexifie de façon importante les conditions routières. On a juste à entendre les campagnes médiatiques du ministère des Transports, d’Environnement Canada et des autorités policières qui ont incité les automobilistes à adapter leur mode de conduite. Ce n’est pas propre à Granby, c’était en général au Québec », fait valoir François Méthot-Borduas. 

Pas optimales

Pour ajouter à la tâche, l’enlèvement de la neige de la tempête de vendredi et samedi derniers n’était pas encore complété que de nouvelles précipitations se sont alors abattues sur la région. « On n’a pas eu le temps entre les deux événements de charger toute cette neige et de reprendre le dessus, en quelque sorte. C’est aussi avec ça qu’on doit composer. Ce ne sont pas des conditions météorologiques optimales », note M. Méthot-Borduas. 

Celui-ci et Pascal Bonin affirment qu’il est impossible de maintenir le réseau routier « sur l’asphalte ». « Aujourd’hui [lundi], même si on épand huit tonnes de sel, ça ne changera rien : il va se faire tasser. Je pense qu’on a tendance à l’oublier, mais on habite au Québec. On est dans un pays nordique. On a un hiver comme dans l’temps et, dans l’temps, les routes avaient l’air de ça », dit le maire en soulignant qu’une enveloppe de 300 000 $ a été ajoutée au budget déneigement. « On n’a rien coupé », ajoute Pascal Bonin, contredisant ainsi les affirmations lancées par certains citoyens sur Facebook. 

Le maire et François Méthot-Borduas soulignent d’ailleurs le travail effectué par les cols bleus dans les circonstances. « C’est facile de critiquer, mais embarquer dans un camion de déneigement à -35, c’est moins facile qu’on pense. Nos employés méritent le support de la population et non les critiques », dit le maire.