Les opérations de déneigement déchaînent visiblement les passions à Granby.

Déneigement: le maire Bonin lance un appel au civisme

Les opérations de déneigement déchaînent les passions à Granby. Un peu trop au goût du maire, Pascal Bonin, qui a invité les citoyens à faire preuve de plus de respect lorsqu’ils émettent des commentaires à ce sujet aux employés municipaux.

Le maire a fait cette « mise au point » impromptue lors de la période de questions de la dernière séance du conseil municipal, lundi. Se défendant d’être « moralisateur », Pascal Bonin a affirmé que « le ton et les mots » employés par certains citoyens « dépassent l’entendement ».

« Que quelqu’un ne soit pas content de quelque chose, [...] on est tous capables d’accepter ça. Mais là, ça dépasse la politesse, ça dépasse le civisme », laisse-t-il tomber.

Ces commentaires ont été logés à différents représentants de la Ville, notamment au garage municipal, dans la foulée de la tempête de neige de la semaine dernière.

Pascal Bonin a par ailleurs cru bon de rappeler que la Ville s’est dotée d’une politique contre l’intimidation et la violence verbale. « J’ai redemandé, pas plus tard qu’aujourd’hui [lundi], au directeur général de l’appliquer », dit-il.

Les citoyens qui seraient tentés de déverser leur fiel par téléphone auprès des employés des travaux publics pourraient même se voir raccrocher au nez. « Je leur donne mon autorisation. Je ne m’en cache pas. Parce que les gens qui se mettent à sacrer après vos employés, c’est terminé. Point à la ligne », laisse tomber Pascal Bonin en faisant allusion au fait que les employés œuvrent pour l’ensemble des contribuables.

Le maire Pascal Bonin a invité les citoyens à utiliser un ton plus respectueux lorsqu’ils adressent des commentaires aux employés municipaux.

Limite

Le maire affirme qu’il y a une différence entre « cracher sur tout le monde » sur les réseaux sociaux et adresser de vive voix des commentaires déplacés. « Il y a une limite que je ne tolérerai plus. Et on l’a atteinte cette semaine », dit-il.

Pascal Bonin dit être bien d’accord à ce que les citoyens contactent le service des travaux publics pour signaler l’état de leur rue. C’est plutôt « les adjectifs » et « les noms » utilisés lors de certaines interventions qui le font bondir.

« Je pense qu’on est capable comme communauté de se parler comme du monde, de demander des choses comme du monde. Je ne demande pas de faire des simagrées et des fêtes. Je ne vise personne. Mais à partir de maintenant, l’ordre est donné : le téléphone va se raccrocher. À un moment donné, je dois protéger de l’intimidation les personnes qui travaillent pour vous », dit Pascal Bonin.

Celui-ci affirme inciter les employés municipaux à ne pas accepter cette situation, tout comme il encourage toute personne à n’accepter aucune forme de violence ou d’intimidation. Le maire dit privilégier le dialogue.

« On peut avoir des divergences. Le ton peut monter un peu. On n’est pas fait en chocolat, c’est correct. Tout ce que je dis, c’est de parler aux autres comme vous aimeriez qu’on vous parle. Ce sont, je vous le rappelle, vos employés qui travaillent pour vous tous les jours », conclut-il.