Quarante personnes ont assisté à la formation de la Maison Grise de Montréal sur le Trouble d’accumulation compulsive et sur l’insalubrité morbide.

Démystifier la maladie mentale

L’accumulation compulsive et l’insalubrité morbide ont été démystifiées, mercredi, dans une formation offerte à quarante intervenants de divers secteurs d’activité, à Cowansville. Cette journée prenait place dans le nouveau protocole de collaboration élaboré sur le territoire sociosanitaire de La Pommeraie.

La Voix de l’Est dévoilait lundi qu’un protocole était en cours d’approbation dans l’ensemble des 22 villes et villages du territoire du CLSC La Pommeraie. Ce document permettra aux policiers, pompiers, paramédics, travailleurs sociaux, inspecteurs municipaux CIUSSS et organismes communautaires de travailler en concertation auprès des gens souffrant d’un trouble d’accumulation compulsive ou d’un problème d’insalubrité important, comme le syndrome de Diogène.

Stéphanie Chénier, chef des Services psychosociaux généraux et santé mentale adulte, est celle qui a permis de rassembler de nombreux partenaires autour d’une même table. Avec un aussi grand territoire à concerter, elle-même avoue avoir été étonnée de la facilité avec laquelle l’année et demie de travail s’est déroulée.

La formation avait pour objectif de répondre aux questions des participants et de les outiller si une future intervention inclut l’une de ces problématiques de santé mentale.

Contrairement à une fracture à la jambe rapidement diagnostiquée et traitée, ces problèmes de santé mentale ne sont « pas si simples », indique Mme Chénier.

« On parle de situations où, quand on arrive, on est carrément démuni, on ne sait pas par où commencer, on ne connait pas la problématique », note Michel Bellemare, superviseur chez Ambulances Granby, division Dessercom.

Même si Granby et Bromont sont hors territoire de La Pommeraie, les ambulanciers des Ambulances Granby et des pompiers de Bromont étaient sur place puisqu’ils sont appelés à intervenir sur un plus vaste territoire.

Avec la formation, « on va avoir des outils, on va pouvoir orienter les informations pour que la personne soit mieux prise en charge. »

« On est confronté régulièrement à l’insalubrité et l’encombrement compulsif, souligne pour sa part François Paquette, de la Cellule jeunes et familles Brome-Missisquoi. La chance d’avoir tout le monde autour de la table, c’est un avantage pour nous, tout comme de savoir que tout le monde va avoir le même message. »

L’objectif de la formation était « d’outiller le plus de monde possible qui sont appelés à intervenir sur une situation d’insalubrité morbide et d’encombrement d’objets pour qu’ils interviennent de façon adéquate, indique Anne-Julie Roy, coordonnatrice des services externes à la Maison Grise de Montréal, qui était présente avec Marilou Lauzon-Garceau, intervenante au sein de l’organisme. Ils ont tendance à arriver sur place sans savoir comment intervenir pour rendre ce milieu sécuritaire. C’est un objectif louable, sauf qu’on veut le faire comme il faut. »

Pour elle, le protocole de collaboration dans Brome-Missisquoi est une belle initiative. C’est la première fois que la Maison Grise offre une formation dans ce cadre.