« On peut s’habiller comme on veut et on veut que ça continue », dit Laury Tilloy (cinquième sur la photo), une opinion partagée par Étienne Bélanger, Mélissa L’Heureux, Marianne Morin, Maude Graveline, Mahéva Côté et Marie-Cécile Breton.

Demi-uniforme envisagé à J.-H.-Leclerc: des élèves en désaccord

L’éventualité que les élèves de l’école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc (JHL) aient à porter un chandail réglementaire, à la prochaine année scolaire, suscite la grogne.

« On enlève l’âme de JHL », dénonce Laury Tilloy qui, avec d’autres camarades de 4e secondaire, fait circuler une pétition et entend contester cette proposition.

Elle fait valoir que contrairement aux deux autres établissements secondaires publics de Granby, JHL n’a jamais imposé d’uniforme ou de chandail obligatoire depuis son ouverture dans les années 1970.

Cette particularité fait partie de son ADN et il serait malvenu de la modifier, estime l’adolescente de 15 ans.

« On peut s’habiller comme on veut et on veut que ça continue, dit-elle. On s’exprime comme ça. On ne veut pas avoir l’air de numéros! »

Diversité

L’école de la rue Simonds Sud est aussi reconnue pour sa diversité ethnique et culturelle, ajoute Marianne Morin, qui souhaite que cet aspect ne soit pas gommé par l’arrivée d’un chandail obligatoire.

« Je suis justement parti de Haute-Ville [NDLR : une autre école secondaire publique à Granby] parce qu’il y avait un uniforme et que c’était plus sévère concernant les cellulaires », dit Étienne Bélanger.

« Avec des chandails, l’ambiance ne serait pas pareille », dit Mélissa L’Heureux, qui pense que cela « créerait un froid avec les surveillants » qui auront désormais comme tâche de réprimander les contrevenants.

« Vraiment, je n’en vois pas la nécessité. On est pour le vivre et laisser vivre. » Mlle L’Heureux rappelle que les élèves ont déjà à respecter un code vestimentaire qui proscrit, entre autres, les vêtements trop osés.

Identification

La direction de JHL justifie sa proposition par la volonté de promouvoir « le sentiment d’appartenance au milieu », indique Alexandra Langlois, coordonnatrice aux communications à la commission scolaire du Val-des-Cerfs.

« C’est une question d’identification », dit-elle, précisant que, le cas échéant « l’esthétisme [du chandail] sera considéré [...] pour ce que ça soit beau ». Or, la décision n’est pas encore prise, rappelle Mme Langlois, et les élèves sont invités à venir s’exprimer sur le sujet lors du prochain conseil d’établissement, le 26 mars.

C’est cette entité formée de membres du personnel, de la direction et de parents qui statuera. Les enseignants ont de leur côté déjà été consultés et se sont dits en accord avec l’imposition d’un demi-uniforme.

JHL accueillera des élèves de 1re à 5e secondaire à la prochaine année scolaire et non plus seulement de 3e à 5e. Même chose du côté de L’Envolée, qui sera pour sa part réservée aux élèves inscrits au Programme d’éducation internationale.

L’Envolée abandonnera toutefois le demi-uniforme à la prochaine année scolaire, précise Mme Langlois, tandis que Haute-Ville gardera le sien.