Deux accusations d’agression sexuelle ont été déposées contre Orhan Turk.

Demandeur d’asile accusé d’agression

Orhan Turk s'était réfugié dans une église de Rougemont en 2015.

Un demandeur d’asile qui, avec d’autres membres de sa famille, s’était réfugié dans une église de Rougemont en 2015 fait présentement face à des accusations de nature sexuelle envers une personne mineure.

Deux accusations d’agression sexuelle ont été déposées contre Orhan Turk, un résidant de Granby âgé de 48 ans. La présumée victime avait 17 ans au moment des faits reprochés, qui seraient survenus à Bromont, en février dernier.

En vertu du Code criminel, ces infractions sont passibles d’une peine d’emprisonnement maximale de 10 ans. Père de trois enfants, M. Turk a comparu une première fois le 3 mai en lien avec ces accusations et, comme c’est l’usage en pareille circonstance, a plaidé non coupable. Il doit revenir devant la cour en juillet pour la suite des procédures judiciaires. Il n’a pas donné suite à l’appel de La Voix de l’Est.

M. Turk avait défrayé les manchettes en 2015 alors que lui et d’autres proches, des Kurdes d’origine turque, avaient trouvé refuge dans une église de Rougemont pour éviter la déportation. Ils avaient demandé l’asile politique trois ans plus tôt, soutenant être persécutés dans leur pays d’origine à cause de leur origine ethnique.

Résidence temporaire
Grâce à l’appui du député fédéral de Shefford Pierre Breton, M. Turk et ses proches ont obtenu un permis de résidence temporaire en 2016. Ce document est expiré depuis janvier 2018 et une autre demande est « en traitement ». Les Turk demandent d’être reçus résidants permanents pour des raisons d’ordre humanitaire.

Si un demandeur d’asile est reconnu coupable de telles accusations, il peut être jugé non recevable et expulsé du Canada, indique Véronique Lalime, porte-parole à l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

« Il est probable que l’ASFC portera une attention spéciale à ce dossier » et qu’il y aura enquête, dit Line-Alice Guibert-Wolff, personne-ressource à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada (CISRC).

Selon le document Enquêtes en matière d’immigration de la CISRC, une personne peut ne pas être autorisée à séjourner au Canada si elle a commis des crimes ou a été impliquée dans le crime organisé.