«Il y a plein de gens intéressés à faire leur part pour avoir un meilleur environnement», affirme Jean-François Petit, de Demain Granby.

Demain Granby: quand des citoyens osent aller plus loin

Présentation de conférences sur le jardinage écologique, tenue d’une opération zéro déchet et obtention à Granby d’un point de chute du groupe Nous-Rire : la création il y a un an du regroupement Demain Granby a déclenché une vague de fond « verte » qui, lentement mais sûrement, a mené à la mise sur pied de plusieurs initiatives citoyennes.

« Il y a plein de gens intéressés à faire leur part pour avoir un meilleur environnement, ramener l’économie de partage, rapprocher les gens et ressouder le tissu social. Plusieurs le font déjà dans leur coin, mais ils se sentent seuls à le faire », affirme Jean-François Petit, qui a cofondé le groupe avec Linda Laroche.

Le regroupement citoyen offre ainsi la possibilité à ceux qui le souhaitent de se réunir et de créer des activités, des événements qui peuvent faire une différence. « On est inspirés par le documentaire Demain (NDLR : qui relève des initiatives inspirantes aux quatre coins de la planète en matière d’agriculture, d’énergie, d’éducation, d’économie et de démocratie), mais il y a aussi plein de choses qui se font un peu partout et qui suscitent de l’intérêt », explique celui qui se définit comme le « facilitateur » du groupe.

Selon lui, les projets naissent ainsi de l’initiative des citoyens. Comme l’implantation à Granby d’un point de chute du groupe d’achat d’aliments biologiques et écoresponsables en vrac, Nous-Rire. Même chose pour la tenue d’une opération zéro déchet en août dernier au IGA Gazaille de Granby. L’organisation d’une marche pour l’environnement est actuellement dans les cartons, tout comme l’identification des commerces où il est possible d’utiliser des contenants réutilisables.

« Quand le groupe est né, il y a un an, on a été une quinzaine autour de la table assez rapidement. Ça va et ça vient. Il y en a qui viennent pour certains sujets ou certains projets. [...] Ça se fait de façon organique. Il n’y a pas de structure organisationnelle. Les gens qui se sentent interpellés par un thème s’impliquent plus », dit Jean-François Petit.

Plusieurs projets

Demain Granby a aussi œuvré afin que le jardinier de la Ferme Héritage Miner, François Lamontagne, puisse continuer à y travailler. Le groupe a organisé une série de conférences sur le jardinage écologique dont les revenus ont permis d’assumer une partie de son salaire. L’agriculture a ainsi été un des premiers axes d’intervention du groupe.

« On pense qu’il faut se réapproprier une alimentation saine parce que si on ne s’en occupe pas soi-même, il y en a qui vont s’occuper de nous alimenter de façon très douteuse », laisse tomber Jean-François Petit.

Le regroupement est aussi engagé, aux côtés d’autres organismes, à la mise sur pied en 2019 d’une accorderie, un réseau local d’échange de services entre membres d’une communauté. « Je pense qu’il y a de plus en plus un désir de revenir à la base de l’échange sain entre les gens. On veut encourager ça », dit le facilitateur.

Pour le premier anniversaire du regroupement, Jean-François Petit affirme être fier de cette « réappropriation du pouvoir de créer » que se sont permis les membres. Ils ont osé aller plus loin, dit-il.

Éventuellement, le thème de l’éducation pourrait prendre plus de place au sein de Demain Granby, selon lui. « Je pense qu’il y a des gens qui vont se réunir autour de ce sujet-là pour faire avancer les choses et offrir des alternatives à l’école publique, offrir des projets éducatifs parallèles », dit Jean-François Petit.

S’il n’en tient qu’à lui, des activités seront aussi mises sur pied pour améliorer « la qualité du bac de recyclage », mieux informer les citoyens sur ce qu’ils doivent inclure ou pas dans leur bac et, du coup, faciliter la revalorisation de ces déchets. « On veut arriver à une économie circulaire, mais, pour ça, il faut arriver à réutiliser les déchets qu’on génère », dit-il.