Le maire sortant de Brigham Normand Delisle veut attirer de jeunes familles dans la municipalité.

Delisle veut attirer de nouvelles familles à Brigham

L’avenir de Brigham passe par l’arrivée de nouvelles familles, soutient Normand Delisle­. Le maire sortant entend poursuivre ses efforts pour favoriser­ l’ensemble résidentiel.

La démographie de la municipalité est en baisse, note-t-il, citant le dernier décret du gouvernement du Québec publié dans la Gazette officielle. La population de Brigham est passée de 2354 à 2315 l’an dernier, une baisse de 1,66 %. Pendant ce temps, celle dans l’ensemble de la MRC Brome-Missisquoi a augmenté de 4,48 %. « Ça baisse chez nous, mais ça monte dans la MRC. Il faut se poser des questions. Est-ce que Brigham s’efface tranquillement ? On ne le souhaite pas », indique-t-il.

Il est possible de renverser cette tendance, estime M. Delisle. La municipalité doit profiter de l’intérêt grandissant des résidants de la Rive-Sud pour la région. « Regardez comment Saint-Alphonse-de-Granby se développe. Ils attirent des familles de la Rive-Sud. Pourquoi ne viendraient-ils pas jusqu’à Brigham ? », s’interroge-t-il. « On doit être prêts à les accueillir. »

Dans son plan stratégique 2015-2040, la municipalité se donne comme objectif de hausser sa population de 1200 habitants. Entre 350 et 400 nouvelles maisons seront construites lors des 25 prochaines années, soit entre 14 et 16 par année. Un objectif ambitieux quand on considère que 18 maisons ont été bâties entre 2012 et 2016.

Le maire Delisle, qui demande un second mandat aux électeurs, dit être conscient de ces timides données. La municipalité doit se faire plus attrayante, être plus visible, dit-il. Et c’est le rôle du conseil d’y voir, selon lui.

L’ouverture d’un centre de la petite enfance et l’arrivée de commerces de proximité seraient des ajouts importants pour la municipalité, croit le maire. Assez, dit-il, pour convaincre de jeunes familles de s’établir à Brigham.

Le conseil a échoué dans son projet de construire un CPE à côté de l’hôtel de ville. Le projet de règlement d’emprunt de 1,79 million de dollars n’a pas franchi l’étape du registre alors que 387 citoyens l’ont signé au printemps. Un minimum de 219 signatures était nécessaire pour demander la tenue d’un référendum sur l’emprunt.

Transformer l’hôtel de ville

M. Delisle ne s’est pas laissé abattre par cet échec. Il propose maintenant de transformer l’hôtel de ville pour accueillir le CPE. Il fait remarquer que l’édifice a longtemps été une école. La municipalité pourrait le louer 75 600 $ par année au CPE. Le loyer obtenu servirait à payer l’hypothèque du futur hôtel de ville, calcule-t-il. « Ça serait suffisant pour tout payer », dit-il.

Il entend présenter une telle proposition au ministère de la Famille. « On va monter notre dossier. On pense que c’est très intéressant pour la municipalité », soutient-il.

S’il est reconduit dans son poste, M. Delisle travaillera ce dossier différemment, dit-il. La municipalité négociera directement avec le Ministère et non plus par l’intermédiaire de la direction générale du Papillon bleu, le CPE de Cowansville appelé à gérer le futur établissement à Brigham. « C’était difficile de savoir où on en était dans le projet. Il nous manquait de l’information. On va s’y prendre autrement cette fois-ci. »

M. Delisle fait face à deux adversaires dans cette campagne à la mairie : la conseillère sortante Danielle Cardin-Pollender et
l’ex-maire Steven Neil.