Le comité organisateur de la CDC de Brome-Missisquoi qui fête ses 25 ans comprend Andréanne Larouche, Annie Boulanger, Claudette Giguère, Émilie Théberge, Nancy Di Vincenzo et Nicolas Gauthier.

Déjà 25 ans d'entraide

Il y a 25 ans, la Corporation de développement communautaire (CDC) de Brome-Missisquoi voyait le jour afin d'accroître la visibilité et la représentation des organismes au sein de la population, mais aussi des diverses instances politiques.
Un quart de siècle plus tard, la CDC de Brome-Missisquoi compte pas moins de 53 organismes parmi ses rangs qui ne cessent de s'agrandir. Question de souligner ce cap franchi, elle a organisé un 5 à 7 jeudi soir au restaurant Le Tire-­Bouchon du vignoble de l'Orpailleur à Dunham.
« La CDC de Brome-Missisquoi est née de la volonté des organismes communautaires de se réseauter, de s'entraider, d'être une force. La CDC se veut la voix de ces organismes-là, qu'on tente d'amener un peu plus loin en faisant la promotion des services offerts et en parlant de ce qu'ils font à la classe politique », a résumé la directrice générale de la CDC de Brome-Missisquoi, Claudette Giguère.
Ce regroupement d'organismes communautaires est d'autant plus important dans un contexte de compressions budgétaires où chaque dollar compte, souligne Mme Giguère.
« Jamais dans l'histoire des organismes communautaires, surtout en santé mentale, il y a eu des listes d'attente et là, il y en a. Ça montre à quel point les besoins sont grandissants. Tu as maintenant des travailleurs qui vont chercher des paniers d'épicerie dans des centres d'action bénévole. Tu ne voyais pas ça avant », a-t-elle relevé.
« Tu ne peux pas être 50 organismes communautaires qui vont voir la MRC ou un député chaque fois qu'un besoin se présente. La CDC leur permet de s'exprimer d'une voix commune. L'important, en fait, c'est de travailler ensemble, autant le municipal, la santé que le communautaire parce qu'ultimement, c'est des humains qu'il y a au bout de tout ça », a-t-elle ajouté.
Ressources en demande
Toujours est-il que les organismes communautaires doivent continuer de se faire entendre puisque le bénévolat a ses limites et les ressources sont plus en demande que jamais.
« Les groupes communautaires se retrouvent à pallier le désinvestissement de l'État dans beaucoup de domaines. Le communautaire prend souvent la place de ce que l'État a négligé en raison de compressions. Il y a une demande sur le terrain, il y a des groupes qui se forment. Le problème, c'est que le financement ne suit souvent pas », a fait valoir la vice-présidente de la CDC de Brome-Missisquoi, Andréanne Larouche.
Le président de l'organisation, Dimka Bélec, abonde dans le même sens. « C'est évident qu'il y a beaucoup de défis étant donné les coupures et l'austérité, mais il y a aussi le défi d'avoir une diversité dans notre stratégie de représentation. Oui, les manifestations existent et c'est important de se faire entendre. Mais si on veut que ces gens-là travaillent avec nous et partagent notre vision, il faut établir des partenariats tant entre organismes communautaires qu'avec les autres acteurs, que ce soit les MRC, les villes ou le gouvernement. Plus on va travailler proche, plus on va être reconnu dans notre expertise. »
Selon lui, c'est seulement avec une vision semblable que les 300 CDC répartis à travers le Québec pourront assurer leur avenir à moyen et long terme.
« 25 ans, c'est un chiffre qui marque quand même. Ça marque les esprits et ça nous amène aussi à réfléchir à ce qui va arriver dans les 25 prochaines années. Il y a beaucoup de défis qui nous attendent, on le sait. »
« On a une base et des principes d'action communautaire qui sont importants. Il faut les conserver, mais cependant il faut quand même réussir à avancer et à ne pas rester dans le passé. Et ça, c'est en travaillant ensemble qu'on va pouvoir le faire », a poursuivi M. Bélec, qui rappelle qu'après tout, l'entraide est à la base de toutes les communautés.