La mairesse de Cowansville, Sylvie Beauregard, se fera raser la tête à l’occasion du Défi têtes rasées Leucan.

Défi têtes rasées de Leucan : Sylvie Beauregard montrera l'exemple

Le Défi têtes rasées Leucan se tiendra à Cowansville le 26 août au centre commercial Domaine du parc. Pour l’occasion, Leucan espère qu’une quinzaine de têtes seront rasées et que 10 000 $ seront amassés pour la cause des enfants atteints de cancer. La mairesse de Cowansville, Sylvie Beauregard, a accepté la présidence d’honneur et, pour montrer l’exemple, elle passera sous la tondeuse à cheveux.

« Beaucoup ont voulu me décourager, mais oui, je vais le faire ! », a-t-elle lancé en conférence de presse, émue de se trouver là et de prendre cet engagement devant un groupe de personnes notamment composé d’enfants du camp de jour.

« Les enfants, pour moi, sont importants, affirme la mairesse en entrevue. Je pense qu’il y en a qui ont le privilège — ils ne s’en rendent peut-être pas compte aujourd’hui — d’aller jouer pendant que d’autres enfants sont alités, qu’ils n’ont pas de force, pas d’énergie à cause du cancer. C’est par solidarité pour ces enfants-là [que je le fais]. Ça serait facile de faire un chèque et de déposer ça dans une petite boîte, mais je pense que de faire le geste, c’est engageant, et je pense que c’est bon pour la cause. » 

Ses collègues de l’hôtel de ville et elle tenteront d’amasser 4000 $ d’ici le 26 août, objectif que s’est fixé la présidente d’honneur de l’événement-bénéfice.

Lors de la journée du défi, elle sera accompagnée du porte-parole de l’événement, le jeune Maxime Audet, qui aura bientôt 10 ans. Toutefois, le garçon ne se fera pas raser les cheveux puisqu’une telle coiffure rappelle de douloureux souvenirs à ses parents. 

Leucan là pour Maxime

À l’âge de trois mois, Maxime a reçu le diagnostic de leucémie aigüe non lymphoblastique, c’est-à-dire que toutes les cellules produites dans son sang étaient cancéreuses. Il s’agit d’une forme féroce de leucémie, mais elle est relativement facile à traiter, explique son père David en entrevue. 

La nouvelle « a été un très gros choc, se souvient-il. C’est une claque au visage assez intense, mais une demi-heure après le diagnostic, Leucan est arrivé. [Ses représentants] sont arrivés avec un sac rouge avec plein d’informations pour qu’on puisse expliquer à son frère, Guillaume, ce qui se passe avec Maxime. Il y avait des dessins, des trucs pour les parents, comment vivre avec ça et comment aider notre enfant ».

Leucan a été présent à toutes les étapes de la maladie et de la rémission de Maxime.

Son grand frère, Guillaume, à l’époque âgé de presque 3 ans, lui a permis de guérir en lui faisant un don de moelle osseuse. « Toute la famille, on a passé tous les tests pour savoir si l’un de nous était compatible, poursuit la conjointe de David et maman des deux garçons, Karine Lamouche. Guillaume l’était, mais ce n’est pas nous qui prenions la décision. On lui a expliqué ce que c’était, l’opération, le nombre d’aiguilles et tout. Il a été vu par un médecin externe pour évaluer son état de santé afin d’être certains de ne pas mettre en péril sa santé à lui. Puis, c’est un juge qui a décidé. »

Guillaume, aujourd’hui âgé de 12 ans, est heureux que la greffe de moelle osseuse ait fonctionné et d’avoir toujours son petit frère avec lui. Maxime est en santé depuis quatre ans, mais demeure suivi par son médecin. Grand sportif, le garçon au regard taquin et au sourire contagieux joue au hockey et au baseball et pratique le ski alpin. 

Proches de Leucan

D’ailleurs, la famille participe tous les ans au Défi ski Leucan à Bromont. Maxime a été porte-parole une année en plus d’avoir été porte-parole du Défi poussette. Le principal intéressé ne s’en souvient pas, mais son grand frère se rappelle qu’ils ont lancé ensemble des bonbons dans la foule. 

« Leucan a été là très rapidement pour nous et on est toujours resté près d’eux. Ils ont été là pour nous quand on en avait besoin et on va être là pour eux quand ils vont en avoir besoin. »

En plus du soutien à la famille, le garçon de neuf ans a pu profiter de divers services, comme la musicothérapie, la salle de jeux, mais aussi la massothérapie. Il aimait tellement se faire masser les pieds qu’il les sortait de sa bassinette à la vue du massothérapeute. Il a aussi participé au camp Vol d’été de Leucan.

« L’aide aux familles est assez incroyable, commente le porte-parole national du Défi têtes rasées Leucan, l’humoriste Dominic Paquet. Les familles vivent des moments difficiles. Souvent les frères et sœurs sont un peu laissés de côté pendant que les parents prennent soin de l’enfant malade, et il y a de l’aide psychologique pour les aider. »

Pour les enfants atteints de cancer, l’aide est aussi considérable, a-t-il eu l’occasion de constater depuis six ans, soit depuis qu’il est porte-parole de l’événement. Il donne en exemple les massages. « Ce sont des affaires banales, mais qui sont énormes pour ces enfants-là. »

Les fonds amassés par les diverses activités de financement de Leucan permettent d’accompagner les familles — plus de 10 000 depuis 40 ans —, mais aussi de financer des recherches cliniques. Le Défi têtes rasées fête cette année ses 18 ans d’existence.