La porte-parole du Défi têtes rasées de Granby, Ève Fortier, est entourée de l’ambassadeur de l’événement, Éric Lucas et de la présidente d’honneur, Annie Chagnon.

Défi têtes rasées de Granby: l’objectif fixé à 50 000$

Il y a de ces gens qui, par leur engagement indéfectible, font progresser des causes. C’est le cas d’Annie Chagnon à l’endroit du Défi têtes rasées au profit de Leucan. Douze ans après avoir mis sa propre chevelure à prix, la directrice générale de Chagnon Honda porte toujours le flambeau. Et deux fois plutôt qu’une, car elle est présidente d’honneur de la 19e mouture de l’événement-bénéfice à Granby, à laquelle elle veut contribuer à hauteur de 10 000 $.

« En 2007, j’ai accepté de relever le défi têtes rasées parce que cette cause me touchait énormément. J’avais le privilège d’avoir deux beaux garçons en santé et j’étais enceinte de mon troisième. [...] Le sacrifice de mes cheveux, c’était une goutte dans l’océan de tous les sacrifices des familles d’enfants malades », a imagé Annie Chagnon en point de presse, mercredi.

De son côté, l’ex-champion de boxe Éric Lucas a été l’un des premiers ambassadeurs du Défi en 2003, lancé deux ans plus tôt par l’homme d’affaires Serge Tremblay. Peu de temps après, l’athlète encaissait le diagnostic coup-de-poing d’un cancer chez l’une de ses filles, alors qu’elle n’avait que quatre ans.

Celui qui parraine l’événement a souligné l’apport de Leucan durant cette dure épreuve. « Dès le départ, Leucan a été présent pour nous. Le support que Leucan apporte aux enfants et aux familles est d’une importance capitale », a-t-il dit, la voix nouée par l’émotion. 

Retombées

Au Québec, chaque jour, une famille reçoit un diagnostic de cancer d’un enfant, a indiqué Ève Mathieu, chargée de projets à Leucan Estrie. En 40 ans, l’organisation a soutenu plus de 10 000 familles. Au cours de cette même période, Leucan a remis 20 millions de dollars à la recherche. Ceci a contribué à faire passer de 15 % à 82 % le taux de survie du cancer chez les jeunes. 

Comme c’est le cas chaque année, un jeune est nommé porte-parole du Défi. Un rôle que la Sherbrookoise Ève Fortier a accepté volontiers. 

« À 14 ans, après avoir subi des examens, j’ai su que j’avais un cancer : le sarcome d’Ewing. Ma vie a été chamboulée. Je n’ai pas pu terminer mon année scolaire ni revoir mes amies. Du jour au lendemain, plus rien n’était comme avant. Heureusement, Leucan a été là à tous les instants pour ma famille et moi pendant cette période difficile », a fait valoir la jeune femme qui aura 19 ans dans quelques jours. 

En s’impliquant pour la cause, elle souhaite entre autres contribuer à « faire tomber les tabous » entourant le cancer chez les enfants. « Les gens ont souvent peur de poser des questions aux jeunes qui ont le cancer à propos de leur maladie. Pourtant, il n’y a rien de mal à ça. Au contraire, a-t-elle dit, ça permet à la personne qui a le cancer de raconter ce qu’elle vit. »

Monter la barre

L’an dernier, l’événement, qui a lieu traditionnellement aux Galeries de Granby, avait permis de recueillir près de 47 000 $. Les organisateurs ont pour objectif de dépasser le cap de 50 000 $, et d’attirer 70 personnes qui repartiront avec le crâne dégarni ou avec une partie de leur tignasse en moins le 16 juin. 

De son côté, Chagnon Honda tiendra un événement le 31 mai à la concession afin de bonifier la collecte de fonds. La directrice générale, qui peut compter sur l’appui de son équipe, veut amasser « au moins » 10 000 $ au terme de la campagne qu’elle pilote. Elle invite d’ailleurs les commerçants de la région à emboîter le pas en lançant des « défis personnalisés ».