L'équipe du Batôpital était composée de membres du personnel du CHG.

Défi EnBarque: objectif fracassé!

Les bateaux-dragons du Défi EnBarque fendaient l'eau tout en douceur. Et les équipes, costumées, avaient tout ce qu'il fallait pour sourire et célébrer. En plus du beau temps, du plaisir de pagayer et de courser, la journée de samedi a été égayée par la remise d'un chèque de 163 000 $ à la Fondation du centre hospitalier de Granby pour la santé mentale, un record.
« Les cinq dernières années, toutes les activités-bénéfices étaient pour la campagne majeure de financement, explique Suzanne Surette, directrice générale de la Fondation, félicitant au passage quelques pagayeurs. Cette année, les montants amassés sont dédiés à la santé mentale. »
La cause était mobilisatrice. Une entreprise a donné à elle seule 100 000 $, selon la présidente de la fondation, Pierrette Grenier. L'objectif de 100 000 $ a été fracassé grâce à ce don.
« L'argent va servir à faire un lift à l'unité, à la mettre agréable, jolie. On a aussi une salle de bain à mettre à niveau, explique Anne Perron, chef de service à l'unité de psychiatrie. Et on s'est associés avec l'hôpital pour le jardin collectif puisque ça rejoint la santé mentale. Nos usagers sont impliqués pour désherber, faire les écriteaux. Cette année, le jardin a été agrandi. D'ailleurs, Larry Hodgson­, dans un article, écrivait qu'il y a une bactérie dans la terre qui, quand on jardine, a le même effet sur les neuro­transmetteurs que les antidépresseurs. Jardiner, c'est bon pour la santé. »
L'accès au centre Providence sera aussi amélioré, ajoute Patrick Poulin­, coordonnateur en santé mentale. « On est très fiers, très contents parce que c'est la première fois qu'une activité de la Fondation est axée sur la santé mentale. Une personne sur cinq est touchée par un problème de santé mentale. On est contents que tout le monde en bénéficie. »
D'ailleurs, le département avait formé une équipe pour EnBarque, dont un tiers était composé de psychiatres, un tiers de gestionnaires de l'unité et un dernier tiers par des intervenants en santé mentale. « Et la déco de notre tente a été faite par les usagers, précise M. Poulin. On est l'équipe Tous dans le même bateau puisqu'on a tous collaboré pour cette belle journée. »
Un autre équipe était formée d'employés de l'hôpital. Tous étaient déguisés en individus que nous croisons dans un établissement de santé - incluant le virus ( !), personnifié par Pierrette Grenier. Précisons que les équipements utilisés ne pouvaient plus servir à l'hôpital. Tous les corps de métiers se sont unis pour former Batôpital.
Un peu moins de 500 personnes, divisées en 22 équipes (moins que les dernières années) de 21 pagayeurs, se sont impliquées dans l'aventure, sans oublier la cinquantaine­ de bénévoles.