L’animateur Jean-Philippe Dion, Anne Perron, chef de service de l’unité de psychiatrie et de l’urgence psychiatrique, et la directrice générale de la Fondation du CHG, Suzanne Surette, invitent les familles et entreprises à participer au huitième Défi EnBarque.

Défi EnBarque: la santé mentale avant tout

Le Défi EnBarque vogue vers son huitième anniversaire, qui se déroulera le 25 mai. L’événement philanthropique est de retour et se consacre pour une troisième année à la santé mentale.

Comme l’an dernier, la Fondation du centre hospitalier de Granby (CHG) souhaite recevoir 34 équipes pour faire glisser les bateaux-dragons sur le lac Boivin. L’objectif financier de 100 000 $ sera investi dans des travaux à l’unité psychiatrique de l’hôpital.

Le projet global comporte des travaux à cette unité, au niveau du jardin thérapeutique — une pergola et des bancs de parc ont été ajoutés l’an dernier — et au site Providence, sur la rue du même nom.

L’argent permettrait de financer la rénovation complète de la salle de bain de l’unité psychiatrique de l’hôpital et de changer le revêtement du plancher de la salle à manger. Pour la pièce où se trouvent bain, douche et lavabo, il s’agit de l’adapter pour les personnes âgées et les usagers à mobilité réduite, tout en la rendant plus sécuritaire pour les patients et le personnel.

« La salle de bain, tant qu’à le refaire, on veut qu’elle soit faite sur la coche, comme on dit, mentionne en entrevue Anne Perron, chef de service de l’unité de psychiatrie et de l’urgence psychiatrique. [...] Et on rehausse le standard et le design de notre revêtement de plancher de notre salle à manger. »

La clinique externe Providence est quant à elle toujours au stade de l’élaboration de son projet d’amélioration.

10 places disponibles

« Par le passé, on avait eu l’objectif de plus d’équipes, mais ça fait que la journée est longue, souligne Suzanne Surette, directrice générale de la Fondation du CHG en entrevue. Les participants ont trois courses à faire. Donc, on se limite à 34 équipes pour terminer les dernières courses autour de 14 h, 14 h 30. »

Pour une deuxième année, l’animateur Jean-Philippe Dion a accepté d’être porte-parole du Défi EnBarque. Enthousiaste de son expérience de l’an dernier et face au désir des participants de l’avoir sur leur bateau, il lance le défi aux équipes d’amasser des fonds supplémentaires pour l’avoir. Et il promet d’égaler le montant supplémentaire amassé pour l’avoir pour les trois courses. Il lui reste cependant à trouver la formule pour comptabiliser le tout.

Pas moins de 714 personnes sont attendues au parc Daniel-Johnson. Déjà, il ne reste que 10 places pour des équipes, en incluant les quatre équipes provenant d’écoles secondaires.

« C’est vraiment incroyable. Année après année, c’est vraiment touchant de sentir cette mobilisation-là pour la cause qui est très personnelle à tous, évoque Mme Surette, la voix étranglée par l’émotion. Les week-ends sont précieux et les gens viennent sur place et font un tel effort pour la santé mentale. »

Le défi est aussi une belle occasion de faire de la consolidation d’équipe dans les entreprises puisque les collectes de fonds et les courses de bateau-dragon se font en groupe, avec synchronicité et unité, ajoute Mme Surette.

Lutter contre la stigmatisation

D’un autre côté, l’activité permet de faire tomber les tabous et les préjugés.

« Le deuxième volet du défi, qui est vraiment important, est de lutter contre la stigmatisation des problèmes reliés à la santé mentale, fait savoir Suzanne Surette. Les tabous et les préjugés sont un frein à la consultation. »

Elle remarque un changement dans les mentalités depuis quelques années, notamment grâce à l’implication de certaines entreprises, comme Bell avec sa journée Bell cause pour la cause.

« Avec les gens qui pagaient et tous ceux qui encouragent les équipes pour la collecte de fonds, le message est multiplié. Beaucoup vont parler du fait que ça les touche de près ou de loin. Les problèmes de santé mentale sont très présents et ça arrive parfois de façon spontanée. »

Depuis que le Défi EnBarque est réalisé pour la santé mentale, l’unité de psychiatrie a été repeinte avec des couleurs apaisantes, deux murales ont été installées et des appareils d’exercices ont été achetés. « Quand c’est beau, quand c’est agréable, c’est plus facile, remarque Mme Perron. Ça va dans la philosophie de l’environnement guérissant. »