La Ville de Granby ne participera pas au Défi des villes intelligentes, a confirmé le maire Pascal Bonin.

Défi des villes intelligentes: Granby passe son tour

Contrairement à la ville de Bromont, Granby ne participera pas au Défi des villes intelligentes, a confirmé le maire Pascal Bonin.

« Plusieurs raisons ont motivé notre décision. Mais la principale, c’est que les critères ne sont pas faits pour les villes de taille similaire à la nôtre. Ça a aussi rebuté d’autres villes », a fait valoir le maire lundi.

Selon lui, Granby entrait dans la même catégorie que d’autres villes dont la population peut atteindre 500 000 habitants. « Nous aurions été en compétition avec des grosses villes qui ont des départements de villes intelligentes. Nous, nous n’avons pas de personnel dédié à ça. Nous n’étions pas à armes égales », estime Pascal Bonin.

Celui-ci plaide également que la ville de Granby a déjà plusieurs projets en marche qui s’inscrivent dans le créneau des villes intelligentes, mais qui ne cadraient pas forcément avec le défi lancé par le gouvernement fédéral.

Il cite entre autres les phases trois et quatre de l’émission des permis en ligne, ainsi que la billetterie électronique pour la rédaction des constats d’infraction du service de police.

Le maire Bonin estime à 26 le nombre de projets en chantier, tous avec des échéanciers variables.

« Pour participer au Défi, il aurait fallu qu’on engage des ressources, des moyens. Oui, il y a un gros prix, mais pour aller le chercher, on aurait dû dépenser de l’argent », dit-il.

Selon le site web du Défi des villes intelligentes, une première enveloppe de 50 millions $ est ouverte à toutes les collectivités, peu importe leur population. Deux prix d’un maximum de 10 millions $ sont offerts à toutes les collectivités dont la population est inférieure à 500 000 habitants, tandis qu’un prix d’un maximum de 5 millions $ sera attribué à une municipalité regroupant moins de 30 000 citoyens.

Barcelone
Pascal Bonin affirme par ailleurs travailler sur un projet de conférence qu’il pourrait prononcer à l’automne à Barcelone, en Espagne, dans le cadre de la plus importante foire en matière de villes intelligentes.

Le maire — qui s’est déjà exprimé sur le sujet à Montréal et à Washington et a participé à des missions, dont une en 2016 avec le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation du Québec — ne saura pas avant quelques semaines encore s’il sera l’un des conférenciers de l’événement.

Mais il affirme voir plusieurs points positifs à ce genre de rencontre qui permet notamment, selon lui, de rencontrer des partenaires potentiels. « Ça nous permet aussi de voir les tendances et ce sur quoi les gens travaillent », fait valoir Pascal Bonin.