François Bonnardel veut mettre la formation professionnelle à l’avant-scène pour contrer le décrochage et la pénurie de main-d’oeuvre.

Décrochage et pénurie de main-d'oeuvre: Bonnardel en mode solutions

Le député sortant dans Granby et candidat de la Coalition avenir Québec, François Bonnardel, veut faire d’une pierre deux coups en favorisant la réussite scolaire chez les jeunes tout en répondant aux besoins criants de main-d’œuvre spécialisée dans plusieurs entreprises de la région.

« C’est un fléau social de perdre un adolescent qui quitte l’école avant de terminer son parcours. [...] Il faut agir », a lancé mardi en point de presse le leader parlementaire de la CAQ.

En ce sens, François Bonnardel dit avoir noté une « certaine détérioration » de la valorisation de la formation professionnelle auprès des jeunes. Une tendance qu’il veut renverser en s’attaquant au problème dès le 2e ou le 3e secondaire pour que chacun trouve sa « niche particulière ». « On doit être capables d’amener le jeune à découvrir le fait qu’il ne sera peut-être pas un ingénieur, un comptable, mais qu’on va le retrouver dans un travail comme la plomberie, la soudure, la menuiserie ou le débosselage », a-t-il cité en exemples. 

Arrimage

Selon le député caquiste, le Centre régional intégré de formation (CRIF) est au cœur de la solution. L’organisation devra créer une panoplie de partenariats avec des compagnies d’ici pour « faciliter l’accès à l’emploi des diplômés ». « Il ne faut pas avoir peur de répondre aux besoins de nos entreprises, a-t-il dit. [...] Ce que je veux faire à partir du 2 octobre, c’est de l’arrimage. Convaincre les entreprises de participer, avec le CRIF, de donner des formations spécifiques pour répondre aux besoins de main-d’œuvre. Et ça s’est déjà fait au cours des dernières années. »

Il n’est toutefois pas question de diriger systématiquement tous les jeunes vers une formation professionnelle. « Je ne veux pas voir 25 % de nos jeunes dans des DEP (diplômes d’études professionnelles) demain matin. Et si c’est le cas, tant mieux. Mais il faut répondre au besoin de main-d’œuvre et former ces jeunes très tôt », a-t-il mentionné.

Adopter cette approche favorisera également la rétention de jeunes dans la région, par le biais d’emplois bien rémunérés, a ajouté François Bonnardel. 

Le candidat se dit toutefois conscient que les locaux du CRIF sont presque occupés au maximum de leur capacité. À ce chapitre, les entreprises pourraient aider à dénouer l’impasse en trouvant des espaces dédiés aux cours calqués sur leurs besoins de main-d’œuvre puis en assumant potentiellement une partie des frais, a fait valoir le représentant de la CAQ. De plus, des centres comme le CRIF « représentent également des vecteurs d’intégration de nos immigrants en leur permettant de travailler et en apprenant le français », a-t-il souligné.