La résidence qu’a habitée Palmer Cox, baptisée le Château Brownie, en référence à ses petits personnages, est situé rue Elgin.

Découvrir l’héritage britannique de Granby

Les Granbyens sont invités à partir à la découverte des racines britanniques de leur ville le 26 mai prochain, à l’occasion de la deuxième Journée du patrimoine.

« On s’est aperçu que Granby méritait sa journée du patrimoine. On a fait cette démarche-là l’an dernier. Et la Ville a accepté, sans hésitation, de désigner le dernier samedi du mois du mai comme étant la journée pour la promotion du patrimoine », a expliqué mardi à l’occasion d’un point de presse Richard Racine, membre du regroupement de citoyens Ma ville, mon patrimoine.

Deux activités sont au programme à cette occasion. Comme l’an dernier, une activité d’esquisses urbaines est prévue. Elle se déroulera à compter de 10 h, au parc Victoria. Les artistes, qu’ils soient professionnels ou amateurs, sont invités à y participer. Il n’y a aucuns frais d’inscription. Le thème : les racines britanniques de Granby. Aux « sketchers » de s’inspirer librement du thème, alors que le « quartier des Anglais » de la Ville, concentré rue Elgin, est situé à deux pas du parc. « Ce sera l’occasion de voir les artistes à l’œuvre. L’an dernier, ça avait été une réussite », dit Richard Racine.

L’activité se terminera à 15 h par une rencontre des artistes à Boréart. Ceux-ci seront invités à échanger entre eux et à laisser trois de leurs dessins qui seront exposés durant une semaine au Petit Boréart, souligne un autre membre du regroupement voué à la promotion du patrimoine, Placide Rodrigue.

Les membres de Ma ville, mon patrimoine: Daniel Beauregard, Placide Rodrigue, Richard Racine, François Brosseau et Renée Durocher. Absente sur la photo: Éliette Jenneau.

Visite animée
À 13 h 30, c’est à une visite commentée du quartier entourant le parc Victoria, d’où le départ est prévu, que les citoyens sont conviés. Le « premier parc structuré » de la Ville et le patrimoine bâti de la rue Elgin seront présentés, note Richard Racine.

L’activité promet de ne pas avoir les allures d’un cours théorique, mais d’être plutôt animée, souligne Renée Durocher, aussi membre de Ma ville, mon patrimoine. Deux comédiens, dont l’un personnifiera le célèbre auteur granbyen Palmer Cox, participeront à la visite. La résidence qu’a habitée Palmer Cox, baptisée le Château Brownie, en référence à ses petits personnages, se trouve justement rue Elgin.

« On a choisi le secteur de la rue Elgin, entre la rue Alexandra et le Château Brownie parce qu’entre ces deux positions-là, on couvre une partie du patrimoine architectural qui est assez importante. Ça va de l’année 1853 jusqu’à 1920. Entre-temps, il y a la période victorienne et le renouveau après la guerre », relève Richard Racine. Ex-directeur général de la Société d’histoire de la Haute-Yamaska, il animera la visite.

C’est aussi sur ce segment de rue que se trouvent la résidence où a jadis logé l’ex-maire de la Ville de Granby, Pierre-Horace Boivin, ainsi que la maison Leclerc, qui a été proclamée « maison de l’année » à Granby en 1958 pour son style moderne, souligne M. Racine. Bref, le quartier ne manque pas d’intérêt.

Bonne participation
Cette journée est réalisée avec le soutien de la Ville de Granby, de Vie culturelle et communautaire de Granby ainsi que de la Société d’histoire.

L’an dernier, l’organisation de cette activité avait été rendue possible grâce au Programme de soutien financier aux initiatives culturelles, un programme municipal qui demeure méconnu, selon la coordonnatrice à la vie culturelle, Sara Marcil-Morin. Des projets sont d’ailleurs actuellement recherchés, selon elle, alors que la date limite pour soumettre une candidature est le 1er juin prochain. Les projets sélectionnés peuvent recevoir une aide financière couvrant jusqu’à 50 % des dépenses avec un maximum de 5000 $.

Pour la première Journée du patrimoine, l’an dernier, une trentaine d’artistes ont participé à l’activité des esquisses urbaines. Environ une centaine de citoyens de divers horizons ont pris part à la visite de trois églises, situées dans le même quadrilatère, soit l’église Sainte-Famille, l’église St-George et l’église Unie.

« Ça nous a permis de faire connaître et reconnaître ces bâtiments historiques là et leur valeur, tout en ayant le plaisir de donner le contexte historique. [...] Pour une première année, ça a vraiment été une belle réussite. Les commentaires étaient bons. Et ça augure bien cette année », affirme M. Racine.