Petite baie en forme ovale et d’un bleu similaire à celui du bleuet, la camerise est un fruit plutôt nouveau au Québec et surtout, méconnu.

Découvrir la camerise

Faire découvrir la camerise aux consommateurs du Québec. Voilà le principal défi que doivent relever les producteurs. En collaboration avec leur association, Camerise Québec, ils viennent de se doter d’un outil de commercialisation, un panier aux couleurs du petit fruit, pour le promouvoir davantage.

Petite baie en forme ovale et d’un bleu similaire à celui du bleuet, la camerise est un fruit plutôt nouveau au Québec et surtout, méconnu. Les premières plantations remontent en 2007 dans la province. Aujourd’hui, Camerise Québec dénombre un million de plants qui poussent sur les terres de 200 producteurs. Quelque 200 000 livres de camerise, considérée comme un superfruit pour ses caractéristiques nutritionnelles, ont été récoltés en 2017.

« Il faut juste la faire connaître. C’est le plus gros défi. Le potentiel est là! », affirme Manuel Gosselin, président de Camerise Québec et propriétaire de la ferme Les Petits Fruits du Clocher à Sainte-Cécile-de-Milton.

Le petit fruit, de la même catégorie que la framboise et le bleuet, peut être cueilli ou acheté chez les producteurs. Puisqu’il est hautement périssable, il doit être réfrigéré ou congelé le jour même de sa cueillette. La période de récolte débute habituellement autour du 18 ou 20 juin dans la région. On peut l’acheter congeler dans certains supermarchés, dont les magasins Avril.

Afin de rejoindre les consommateurs et leur faire découvrir la camerise, l’association des producteurs a mis le paquet en développant une image propre à leur produit qui se retrouve sur des paniers de cueillette plutôt que d’utiliser des contenants génériques. « Ça en prenait un pour la camerise, pour donner les informations sur le fruit, explique M. Gosselin. C’est un outil bon à l’année et il est réutilisable. »

Le site web de Camerise Québec est entre autres affiché sur le panier cartonné.

Le lancement du nouvel outil de mise en marche s’est déroulé à la ferme opérée par Manuel Gosselin et sa famille, mercredi matin, en compagnie d’autres producteurs et de représentants du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation.

Un projet de week-end... à l’année
« La camerise a le potentiel de devenir un fruit de tous les jours », affirme M. Gosselin. Pourtant, lorsqu’il a acheté le verger qui comptait 4000 pommiers, il croyait plutôt profiter de la terre à bois, qu’il s’agirait d’un projet de « fin de semaine », raconte l’ingénieur de formation qui opère la ferme avec sa conjointe et d’autres membres de sa famille.

Après un certain temps, il a décidé de couper les pommiers et de planter 2000 plants de camerise. « Au bout de deux ans, on a goûté à nos premiers fruits. C’était vraiment bon. C’est un fruit frais. On s’est dit, pourquoi ne pas en faire l’autocueillette », raconte-t-il. Depuis 2014, la ferme est ouverte aux consommateurs, qui reviennent année après année pour cueillir le fruit.

Aujourd’hui, les plants de camerise poussent sur une dizaine d’acres de ses terres. Ses petits fruits ont même donné naissance à une nouvelle entreprise de camerise congelée, Indigo + super fruit. Le président de Camerise Québec souhaite non seulement de la faire connaître au Québec, mais il rêve aussi de l’exporter. « Le Québec est un peu le berceau de la camerise au Québec », estime M. Gosselin.

Bref, un projet de fin de semaine devenu un projet de vie!