Alain Beaudry et son employé Anthony Lalumière ont perdu la vie après être descendus dans une préfosse à lisier.

Décès dans une ferme porcine: une intoxication au sulfure d’hydrogène en cause

Le coroner se range derrière les conclusions de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) à la suite du décès du propriétaire d’une ferme porcine de Saint-Valérien-de-Milton et de son employé. Les deux hommes ont été intoxiqués au sulfure d’hydrogène en se rendant sans protection dans une préfosse à lisier.

Le drame qui a coûté la vie à Alain Beaudry et à son employé Anthony Lalumière s’est déroulé dans une ferme porcine en septembre 2016. Le propriétaire était descendu dans une préfosse à lisier pour y effectuer une réparation. Son employé était resté à l’extérieur pour l’éclairer ou lui fournir les outils nécessaires.

Les deux hommes ont été découverts inconscients dans la préfosse plus tard le même jour. Une opération de sauvetage en espace clos avait été réalisée par les pompiers pour extirper les deux hommes qui n’ont pas survécu.

Le coroner Martin Clavet conclut que leur décès est attribuable à une intoxication aiguë au sulfure d’hydrogène survenue dans une atmosphère dangereuse en espace clos.

Cette intoxication s’explique par une exposition aux gaz de lisier, qui a entraîné une perte de conscience de M. Beaudry. Son employé a subi le même sort en allant lui porter secours.

Le coroner rappelle que les gaz émanant des structures d’entreposage de lisier font des victimes chaque année. Plus de la moitié d’entre elles décèdent avant l’arrivée des services d’urgence. Il s’agit notamment de personnes venues au secours d’une première victime, comme ce fut le cas à Saint-Valérien-de-Milton.

« Le message clé est le suivant : les préfosses à lisier doivent toujours être considérées comme des endroits hautement dangereux et personne ne devrait y pénétrer sans se conformer à une méthode de travail en espace clos et à des règles de sécurité très précises », écrit le coroner dans son rapport d’investigation.

La CNESST avait également formulé diverses recommandations au terme de son enquête.