Le corps de Jean-Marie Mori, 44 ans, a été découvert mardi après-midi dans un poulailler du chemin d’Adamsville à Bromont.

Décès dans un poulailler de Bromont: l’identité de la victime dévoilée

La mort d’un homme âgé de la quarantaine sur une propriété agricole du secteur Adamsville, à Bromont, demeure encore nébuleuse.

Rappelons que la dépouille de Jean-Marie Mori, 44 ans, a été découverte mardi après-midi dans un poulailler du chemin d’Adamsville.

Le décès du Bromontois, dont l’identité a été révélée mercredi après-midi après que ses proches eurent été informés du drame, remonterait à lundi. C’est un ami de la famille qui, inquiet de ne pas avoir de nouvelles de M. Mori depuis samedi, a découvert son corps vers 13h30, a fait savoir Marc Tremblay, porte-parole du Service de police de Bromont.

Sur place, les policiers ont dû attendre l’arrivée des pompiers, vers 16h afin d’avoir accès au poulailler. Celui-ci a dû être ventilé en raison d’une forte odeur d’ammoniac et de la présence élevée de monoxyde de carbone.

 « À l’arrivée de nos intervenants, on avait des lectures qui dépassaient les 800 ppm », avait indiqué mardi le directeur du service de sécurité incendie de la municipalité, Hugo Brière.

Un tel taux représente de grands risques pour la santé humaine, avait-il ajouté, mais on ignore toujours si la quantité de gaz carbonique était aussi élevée dans le poulailler au moment où la victime y avait pénétré.

Bien que l’hypothèse d’une intoxication au monoxyde de carbone soit la plus probable, une enquête est toujours en cours afin de déterminer les circonstances du funeste événement. « C’est entre les mains du coroner », indique M. Tremblay. 

CNESST : dossier clos

Bien que des inspecteurs se soient présentés sur les lieux de l’accident de travail en fin d’après-midi, mardi, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) considère que le dossier est clos.

« Notre droit d’enquête n’est applicable que lorsqu’un employeur ou un travailleur au sens de la Loi (sur les accidents de travail et les maladies professionnelles) est impliqué dans l’accident. Malheureusement, comme la victime est le propriétaire de la ferme et qu’il n’embauchait personne, il n’est pas considéré comme un employeur ou un travailleur. Pour cette raison, nous laissons les services policiers mener l’enquête », a fait savoir Mikaëlle Tourigny, du service des communications de la CNESST.