L’implication de plusieurs mentors de Brome-Missisquoi a été soulignée lors d’une soirée hommage, mercredi soir.
L’implication de plusieurs mentors de Brome-Missisquoi a été soulignée lors d’une soirée hommage, mercredi soir.

De précieux mentors en entrepreunariat dans Brome-Missisquoi

L’apport des mentors de la cellule de Brome-Missisquoi a été souligné mercredi soir dernier lors de la soirée hommage annuelle organisée par le CLD de la région. Une douzaine d’entre eux ont été récompensés par le Réseau M qui chapeaute le mentorat entreprenarial au Québec.

La cellule de mentorat de Brome-Missisquoi est active et bien en santé, assurent tant ses gestionnaires que ses utilisateurs.

En sa 17e année d’opération, près du tiers de ses 36 mentors ont vu leur implication soulignée mercredi soir lors d’un événement tenu à l’Auberge West-Brome.

Pour la conseillère en développement d’entreprises au CLD de Brome-Missisquoi Isabelle Dumont, il est primordial de souligner les efforts des mentors qui sont au cœur de la réussite de la Cellule.

« Ce sont des bénévoles, rappelle-t-elle. Ils doivent mettre plusieurs heures en formation pour devenir mentors et leur disponibilité est très précieuse », rappelle-t-elle.

Le Réseau M, qui a lancé la formule du mentorat entrepreneurial il y a une vingtaine d’années prévoit cinq niveaux de reconnaissance. Ces statuts sont décernés en fonction du nombre d’années d’implication, du nombre de jumelages complétés ainsi que de la participation aux activités de la Cellule et aux ateliers de perfectionnement.

Le mentor Louis Grenier a ainsi reçu l’épinglette argent tandis que Marcel Dion de même que Guy Ross ont reçu l’épinglette bronze.

Dans une précédente soirée en novembre dernier, Merril Boucher qui est maintenant « mentor de mentors » et Richard Vallée ont obtenu le statut diamant qui souligne dix ans d’implication.

« Ma paye, c’est de faire la différence dans la vie des gens, lance M. Vallée. C’est difficile d’être en affaires et je pense que c’est aidant d’avoir une oreille pour discuter d’affaires très personnelles. »

Le rôle d’un mentor 

Comme Isabelle Dumont l’explique, il ne suffit pas d’être entrepreneur pour devenir un bon mentor. Après avoir manifesté leur intérêt, les futurs mentors doivent suivre des formations avant d’être accrédités par le Réseau M.

« Les mentors ne doivent pas devenir des conseillers d’entreprises même si parfois cela peut être tentant pour eux de se prononcer sur des situations précises », souligne Mme Dumont.

Le rôle des mentors est de « poser les bonnes questions » afin que les entrepreneurs développent les « bons réflexes » dans la gestion de leur entreprise.

Après avoir été jumelés, mentor et mentorés se rencontrent en moyenne une fois par mois, pendant un peu plus d’un an.

Sandrine Guérin, propriétaire du magasin de produits naturels Verveine et cie de Cowansville, assure que le mentorat lui a permis de retrouver la flamme qui l’avait poussée à démarrer son entreprise il y a douze ans.

« Ça m’a permis de me requestionner et de me réinventer comme entrepreneure. Puisqu’on est souvent isolé dans notre prise de décision, ça aide également à avoir confiance en ses idées et à rester intègre dans sa vision », assure Mme Guérin qui a profité de la soirée de mercredi pour rendre hommage à son mentor.

Mieux se faire connaître

Isabelle Dumont estime que la Cellule de mentorat pourrait se déployer encore plus largement dans Brome-Missisquoi. La conseillère en développement d’entreprises observe que les mentorés pourraient être plus nombreux en fonction du nombre de mentors qui collaborent déjà avec la Cellule.

« Le défi est de faire connaître davantage nos services dans la région et de convaincre de nouveaux entrepreneurs d’utiliser les services de mentorat. Pour l’instant, presque tous les mentorés proviennent de gens qui utilisent déjà les services du CLD », observe-t-elle.

La Cellule de mentorat souhaite également intéresser les gens d’affaires de la communauté anglophone de Brome-Missisquoi. Un « défi » reconnaît Isabelle Dumont auquel le CLD va s’atteler tout au long de l’année 2020.

« Il faut profiter du fait que nous avons des mentors bilingues. Nous allons développer le réflexe de communiquer davantage en anglais et d’être présents dans les événements de la communauté anglophone », projette Mme Dumont.