Les enseignants de l’école Saint-Léon de Cowansville constatent que les élèves sont plus curieux et motivés lorsqu’ils travaillent à l’extérieur.

De nouvelles classes extérieures à gagner

Les élèves des écoles primaires de la région sont appelés à mettre en lumière leurs efforts environ­nementaux pour transformer leur cour de récréation en « classe extérieure ». S’ils gagnent la deuxième édition du concours « Super-écos » de l’entreprise bromontoise Fabritec, des arbres seront plantés et des « bancs-­pupitres » aménagés pour créer un lieu d’apprentissage en plein air.

Les élèves des écoles primaires de la région sont appelés à mettre en lumière leurs efforts environnementaux pour transformer leur cour de récréation en « classe extérieure ». S’ils gagnent la deuxième édition du concours « Super-écos » de l’entreprise bromontoise Fabritec, des arbres seront plantés et des « bancs--pupitres » aménagés pour créer un lieu d’apprentissage en plein air. 

Concrètement, c’est six bancs pouvant chacun accueillir cinq élèves et quelques arbres qui seront installés dans les cours des écoles gagnantes aux frais de Fabritec. Les bancs sont fabriqués de façon écoresponsable avec un bois brésilien particulièrement durable. Leur design particulier leur permet d’être également utilisés comme une table de travail. 

Pour participer, les classes intéressées doivent démontrer leurs efforts de préservation de l’environnement, avec une vidéo explicative, une chanson ou un montage photo. Les projets soumis seront jugés à la fois sur leur originalité, mais également sur la nature des gestes écologiques posés par la classe. 

Les écoles Saint-Léon et Curé-A.-Petit de Cowansville avaient été sélectionnés dans la première mouture du concours qui s’adressait alors uniquement aux écoles primaires de la commission scolaire du Val-des-Cerfs. 

Propice à la discussion

À l’école Saint-Léon, c’est la classe de l’enseignant Étienne Benoit qui a permis d’améliorer la cour de récréation. Les travaux ont été terminés à la mi-octobre ce qui n’a laissé que très peu de temps pour essayer l’installation avant les temps froids. « On est sorti seulement trois ou quatre fois. Mais à l’extérieur les élèves sont plus curieux et plus motivés », remarque l’enseignant. 

Son école a choisi de disposer les bancs en cercle ce qui permet à tous de se voir. « C’est comme les Africains qui se regroupent autour d’un baobab pour discuter, c’est propice à la discussion », compare M. Benoit. « Il y a déjà un engouement auprès des professeurs », souligne--t-il, tout en observant que les enseignants deviennent de plus en plus dépendants aux tableaux interactifs et qu’enseigner la théorie à l’extérieur pourrait être difficile.

« C’est avant tout une adaptation pour chacun », conclut-il. 

Cibler les communautés

Cette fois-ci, le concours s’ouvre aux écoles primaires de certaines commissions scolaires de l’Estrie et du Bas-Saint-Laurent. « On a eu beaucoup d’appels l’année passée d’autres écoles pour participer », explique la vice-présidente de Fabritec, Nadia Bourgeois. « Nos employés viennent aussi de Sherbrooke et du bas du fleuve, avec notre usine de Mont-Joli ; on voulait cibler ces communautés-là. »

« Aucune discrimination entre les écoles ne sera faite, on va vraiment prendre les meilleures candidatures », assure Mme Bourgeois. Par exemple, deux écoles d’une même commission scolaire pourraient recevoir des classes extérieures. « Même les écoles qui ont gagné l’année dernière sont admissibles si elles sont les meilleures », soutient Mme Morin. Il est également possible qu’aucune école de la région ne soit sélectionnée. 

« Un volet pour les écoles secondaires sera mis sur pied d’ici quelques mois », dévoile la vice-présidente de Fabritec. Cette fois, c’est l’aspect social qui sera visé. Les détails de ce nouveau concours restent à peaufiner, mais l’organisme La Tablée des Chefs pourrait être l’un des partenaires. 

Les classes peuvent participer au concours Super-écos jusqu’au 11 mai. Les gagnants seront par la suite dévoilés le 16 du même mois et les projets devraient être réalisés « au plus tard en juin ».