Dès samedi, 33 producteurs et transformateurs locaux animeront le marché public de Granby à la place Johnson, et ce, durant 20 semaines.

De nouveaux producteurs au Marché public de Granby

Voici de quoi exciter vos papilles. Dès samedi, 33 producteurs et transformateurs locaux animeront le marché public de Granby à la place Johnson, et ce, durant 20 semaines. On y comptera de vingt-cinq à trente kiosques en moyenne les samedis, et une vingtaine les mercredis, grâce notamment à la présence de huit nouveaux joueurs.

« La clientèle est au rendez-vous », a affirmé jeudi matin le président du Marché public de Granby Région, Dominic Châtelain, chiffres à l’appui.

En effet, le total des ventes enregistrées au Marché a été de 500 000 $ en 2018, et plus de 2000 clients se sont présentés en moyenne chaque samedi. « On n’avait jamais atteint des ventes aussi hautes », souligne celui qui est aussi éleveur d’agneaux à Roxton Falls.

« Depuis quatre ans, l’achalandage augmente chaque année de 10 à 15 % », renchérit Francis Laroche, vice-président du marché public et copropriétaire de la ferme d’élevage d’oies et de canards Rusé comme un canard.

M. Châtelain rappelle que les gens viennent au Marché pour s’approvisionner en produits frais, de qualité et surtout locaux. Et ils pourront le faire deux fois plutôt qu’une avec la nouvelle plage horaire offerte au public les mercredis de 16 h à 20 h, du 19 juin au 11 septembre (pendant 13 semaines), qui s’ajoute aux traditionnels rendez-vous des samedis de 8 h à 14 h — étirant ainsi la saison jusqu’au 19 octobre.

Diversité accrue

Le Marché version 2019 verra l’arrivée de plusieurs nouveaux producteurs. Quatre d’entre eux seront présents durant toute la saison ou presque.

Il s’agit de la ferme des Trois Clefs (maraîcher en serre à Granby), la Ferme JOHEL (producteur de poulets à Sainte-Cécile-de-Milton), les fromages du P’tit mont Ham (fromagerie qui transforme ses produits à partir de ses propres chèvres à Saint-Adrien en Estrie) et de Nature en Bouche (entreprise de cueillette et de transformation de produits comestibles sauvages située à Sainte-Cécile-de-Milton).

Isabelle Dumont, présente au lancement, a créé Nature en bouche en 2018. Elle propose notamment des champignons sauvages marinés, des infusions de plantes ou encore des épices forestières. la cueilleuse se rend jusqu’en Haute-Mauricie pour trouver ses ingrédients sauvages. « La clientèle est ouverte à faire des découvertes », assure-t-elle.

La nouvelle coordonnatrice du Marché confirme que la diversité de l’offre ne cesse de croître. « Le travail de Nature en bouche, cette audace dans la réappropriation du territoire n’est pas quelque chose qu’on aurait vu il y a de cela trois ou quatre ans, et c’est en réponse à l’ouverture de la clientèle », prétend Fernande Ouellet, l’autre copropriétaire de Rusé comme un canard.

Quatre autres exposants seront présents ponctuellement, soit la savonnerie Boréalis, la savonnerie Origine, la fabrique de Roxy (produits corporels) et Semis pour vous (une ferme de production horticole).

À la tête de Semis pour vous, Chantal Brasseur se distingue également par sa production locale de fleurs « en mode écoresponsable ».

 « Il y a vraiment un intérêt actuellement pour des fleurs produites localement et sans pesticides, et produire des fleurs au Québec, c’est possible », dit celle qui sera présente à sept reprises au courant de l’été.

Animations

Les amateurs de bonne chère pourront profiter de multiples animations qui viendront égayer le site place Johnson. L’initiative des pianos publics de Vie culturelle et communautaire de Granby (VCC) se bonifie cet été avec l’animation du marché lors de certains samedis ; VCC animera également la place Johnson les vendredis.

Le marché annonce aussi la présence d’une douzaine d’entreprises de jeunes de 5 à 12 ans dans le cadre de la Grande journée des petits entrepreneurs qui aura lieu le samedi 15 juin partout au Québec.

— Avec la collaboration de Marie-France Létourneau

PAS DE CHAPITEAU AU MARCHÉ PUBLIC CET ÉTÉ

Si la Ville et le marché public s’étaient entendus ce printemps pour remplacer les tentes des exposants par un seul chapiteau autoportant temporaire, ce projet est désormais sur la glace.

«On a une belle collaboration avec la Ville, comme on n’a jamais eue avant, mais maintenant d’autres propositions sont sur la table et le dossier suit son cours», explique M. Châtelain.

L’un des projets serait une structure fixe, qui pourrait être utilisée autant par les exposants du Marché que par d’autres organismes de la communauté. «Le but ultime serait d’arriver avec un abri multifonctions dont pourrait bénéficier le reste de la population granbyenne», explique M. Laroche.

Le maire de Granby, Pascal Bonin, confirme que rien ne sera fait cet été. «Il n’y a rien qui peut se passer cette saison-ci, c’est impossible. Le temps de faire des plans et devis, des appels d’offres...», réfléchit le maire à voix haute.

L’annonce d’un chapiteau temporaire, en avril dernier, semble avoir été faite trop rapidement. «On a besoin de temps, indique M. Bonin, qui est l’interlocuteur de la Ville dans ce dossier, avec le directeur général. En ce moment, on est en plein pourparlers. Je veux avoir un maximum d’informations pour que les conseillers aient un portrait complet. Tout le monde veut que ça marche, mais c’est au conseil de définir ce qu’on va faire à la place Johnson.»

Le premier magistrat de la Ville croit toutefois à l’apport du Marché : «Le marché répond à la demande de sa clientèle, ce qui est de très bon augure. La croissance que connaît le marché va se poursuivre dans les prochaines, années. Les gens veulent vivre une expérience, et cette mode-là n’est pas à la veille de s’éteindre.»

«Ça amène une vitalité pour les commerçants alentour», ajoute quant à elle Fanny-Ysa Breton, codirectrice de Commerce Tourisme Granby région, qui offre un soutien logistique au marché public.