Six projets ont reçu une subvention pour améliorer l’aménagement des forêts de la Montérégie.
Six projets ont reçu une subvention pour améliorer l’aménagement des forêts de la Montérégie.

De l'argent pour six projets forestiers porteurs

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
Initiative de journalisme local - La Voix de l'Est
Six projets en lien avec les forêts de la Montérégie se partageront d’ici 2021 une enveloppe de 190 000 $ provenant du Programme d’aménagement durable des forêts (PADF), du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. La table des préfets de la région a accordé des sommes à des projets porteurs.

Ce programme permet de financer des projets en lien avec le développement du milieu forestier, comme l’aménagement, mais aussi des travaux de développement ou de protection.

Les six projets retenus en Montérégie rayonnent dans l’ensemble de la région, même s’il s’agit, à l’occasion, de plans locaux. C’est le cas de Vitalité Frelighsburg, avec son Réseau foresterie Frelighsburg et région, qui a attiré des gens de partout durant son premier Festi’bois. L’organisme a ainsi proposé un projet créant une appellation pour le bois d’exception récolté dans la région dans le but de renforcer le réseau.

« Le bois récolté chez leurs membres, c’est du bois d’exception. Ils veulent développer une étiquette propre à ce bois-là, indique Claudine Lajeunesse, directrice générale de l’Agence forestière de la Montérégie, qui accompagne les promoteurs dans la réalisation de leur projet. Ils veulent aussi développer des outils informatiques pour faire le suivi du bois à mettre en vente, selon les besoins des ébénistes par exemple, pour être capables de mieux gérer les inventaires. »

L’organisme souhaite aussi étendre ses activités à Bolton-Ouest, où il collaborerait avec le Collectif de Bolton-Ouest.

For-Éco a, de son côté, proposé la création d’un modèle intégré de gestion écosystémique de la forêt pour le Collectif de Bolton-Ouest. « Ils veulent notamment intégrer de nouvelles propriétés dans le plan d’aménagement du collectif », ajoute Mme Lajeunesse. 

Connectivité écologique

Nature-Action Québec et Corridor appalachien travaillent quant à eux sur la connectivité écologique.

La connectivité écologique permet notamment aux animaux de circuler plus aisément et aux espèces floristiques de migrer. 

Nature-Action Québec, situé à Belœil, prépare une carte de la région où il sera possible de localiser les corridors forestiers. Il s’agit d’un des éléments du projet visant à restaurer une connectivité pour une meilleure résilience des forêts montérégiennes, dans un contexte de changements climatiques.

« Ils veulent faire un arrimage à l’échelle de la Montérégie pour en arriver à une carte plus régionale de ces corridors et être capables de prioriser les secteurs d’intervention [...] où il y a entre autres plus de fragmentation du couvert forestier », note Mme Lajeunesse.

Corridor appalachien, basé à Eastman, rédigera un guide destiné au monde municipal sur la connectivité écologique afin de l’outiller en la matière.

Éducation

L’Association forestière du sud du Québec, pour sa part, poursuit son travail de sensibilisation et de transmission d’informations sur les bienfaits de l’aménagement forestier auprès du grand public et des élèves dans les écoles.

Le projet de l’organisme sherbrookois, qui couvre les territoires de la Montérégie et de l’Estrie, consiste à produire des fiches techniques sur toutes les professions qui concernent la forêt. Ces fiches serviront lors de rencontres dans les écoles et d’événements carrières.

Le sixième projet ayant reçu du financement en est un de l’Agence forestière de la Montérégie, située à Cowansville.

« C’est un petit projet, mais qui permet de faire un bilan des effets attendus des changements climatiques sur le milieu forestier, annonce Claudine Lajeunesse. Le but ultime est d’en arriver à rédiger un guide avec des recommandations sur ce qui est recommandé dans un contexte de changements climatiques au niveau de l’adaptation de nos pratiques, que ce soit dans notre choix des essences forestières ou dans les interventions qu’on fait en aménagement. »

La première phase du projet consistera à regrouper les informations scientifiques provenant de chercheurs et qui concernent le climat du sud du Québec et de voir comment la forêt pourrait évoluer dans les prochaines années. Par exemple, une essence d’arbre peut être adaptée au climat actuel, mais pourrait avoir de sérieuses difficultés dans quelques décennies, donne-t-elle en exemple.

Ultimement, dans une deuxième phase, un guide sera produit pour les intervenants forestiers et les propriétaires.

Les projets doivent être terminés le 31 mars 2021.