Une vaste mise à niveau des sentiers et des sites d’activités de plein air se déroulera aux quatre coins de la province au cours des mois à venir.

De l'aide pour favoriser l'accès aux sentiers récréatifs

Une vaste mise à niveau des sentiers et des sites d’activités de plein air se déroulera aux quatre coins de la province au cours des mois à venir. C’est du moins la prémisse des 73 projets retenus par le gouvernement du Québec, notamment à Bromont, qui profiteront d’une enveloppe de six millions, a annoncé jeudi la ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest.

« Au-delà des performances, il faut se soucier de la santé de la population. Ma priorité, c’est que chaque jour, de plus en plus de Québécoises et de Québécois puissent faire de l’activité physique. C’est pourquoi je tiens tant à améliorer l’accès au sport et au plein air », a indiqué en point de presse la députée de Brome-Missisquoi.

Les 73 projets retenus ont été sélectionnés parmi 203 initiatives soumises à la suite d’un appel de projets, scellé l’automne dernier, dans le cadre du Programme de soutien à la mise à niveau et à l’amélioration des sentiers et des sites de pratique d’activités de plein air (PSSPA). Du nombre, 11 projets en Estrie ont droit à des sommes totalisant 842 000 $, tandis que 417 000 $ sont accordés pour la réalisation de quatre projets en Montérégie.

L’optimisation de la fonctionnalité des sentiers et de la qualité de l’expérience sont quelques-uns des critères du PSSPA. L’accroissement de la fréquentation de ces réseaux ainsi que la promotion des bienfaits des activités de plein air figurent également parmi les objectifs.

La municipalité de Bromont obtient 120 000$ pour l’optimisation de ses sentiers. On voit ici le maire, Louis Villeneuve aux côtés de la députée de Brome-Missisquoi, Isabelle Charest.

Accessibilité et sécurité

De son côté, la municipalité de Bromont reçoit 120 000 $ pour la mise à niveau de ses sentiers récréatifs. La Ville bonifie cette enveloppe de 30 000 $. Le projet permettra d’améliorer l’accessibilité et la sécurité des circuits ainsi que l’offre d’activités quatre saisons. « Le plein air et les réseaux de sentiers municipaux font partie de notre ADN, a fait valoir le maire Louis Villeneuve. [...] Le fait de réaménager certains sentiers encouragera également le transport actif, très important pour nous. »

Rappelons qu’au terme d’une vaste mobilisation de longue haleine, tant citoyenne que politique, Bromont a pu acquérir l’an dernier plus de 150 hectares dans le massif du mont Brome. En parallèle au rehaussement de l’accessibilité aux sentiers sur ce site, baptisé le Parc des sommets, la Ville met aussi l’accent sur la conservation. 

La municipalité puisera donc 80 000 $ à même le budget global pour réaménager des passerelles, des sentiers existants et en relocaliser certains. Ceux-ci sont actuellement situés dans des zones sensibles assujetties à une servitude trois saisons, appartenant à Bromont, montagne d’expériences, a précisé en entrevue Annie Cabana, chargée de projet du Parc des sommets et responsable des sentiers. 

De plus, la Ville veut que soient réorganisées deux sections accidentées de la ceinture de randonnée, afin de permettre l’accès à l’ensemble de la boucle en tout temps. Un montant sera également alloué pour relier certaines portions du circuit au reste du réseau, notamment près des rues Jones et de la Côte-Est. 

La construction de deux belvédères (monts Bernard et Spruce) et d’une halte équestre est aussi au programme. Tous les travaux devraient être exécutés d’ici la fin de l’année.  

Pavillon d’accueil

La construction du pavillon d’accueil du parc est dans les cartons pour le printemps 2020. Le bâtiment sera érigé sur un vaste site de la rue des Carrières (appartenant auparavant à l’entreprise DJL). « C’est un secteur zoné récréotouristique, centralisé dans le réseau de sentiers existants, a expliqué Annie Cabana. Ça va également permettre de desservir tous les événements sportifs et touristiques, qui se déroulent principalement dans ce secteur. »

Le fait que le terrain soit plat permettra d’y aménager une aire de stationnement. La proximité avec le site équestre olympique a aussi pesé dans la balance, a mentionné la chargée de projet. « C’est aussi près des services, a-t-elle ajouté, que l’on pense à l’hébergement et aux restaurants. »