«L’urgence climatique est une préoccupation incontournable d’une grande partie de la population. Les électeurs ont droit de savoir à quelle enseigne nos candidats locaux logent à ce sujet», a souligné Bernard Valiquette, de la Fondation SÉTHY et membre du comité porteur du REHY. ­

De grands projets pour la planète

Le Regroupement pour l’environnement de la Haute-Yamaska (REHY), qui compte une vingtaine d’organismes, institutions et municipalités engagés dans la protection du territoire, a lancé jeudi sa saison 2019-2020, qui s’annonce fructueuse en projets et en activités visant la protection de l’environnement.

« Je pense de plus en plus que vous avez compris comme moi que l’urgence climatique s’invite aux élections », souligne d’entrée de jeu Bernard Valiquette, de la Fondation SÉTHY et membre du comité porteur du REHY.

« L’urgence climatique est une préoccupation incontournable d’une grande partie de la population. Les électeurs ont droit de savoir à quelle enseigne nos candidats locaux logent à ce sujet. »

Ainsi, afin d’informer les citoyens sur les solutions et propositions des partis et d’éclairer leur vote en vue des élections fédérales du 21 octobre, le REHY organise un débat politique sur l’environnement, où les six candidats seront invités à prendre la parole et à débattre sur les grands enjeux spécifiquement environnementaux.

Le débat se divisera autour de quatre thèmes, soit les changements climatiques, la protection de l’eau, la protection de la nature et de la biodiversité ainsi que la pollution et les substances toxiques. Ensuite, des questions d’intérêt régional et des questions du public pourront être posées.

Ce débat, qui aura lieu le 3 octobre prochain à 19 h dans l’auditorium du Cégep de Granby, s’inscrit parmi les 118 débats locaux portant sur l’environnement qui auront lieu à cette même date, partout à travers le Canada.

Le débat sera par ailleurs animé par la journaliste de La Voix de l’Est Marie-Ève Martel, qui y assurera un climat serein et éthique.

Activités de l’année

De plus, suite au succès de l’an passé, le REHY propose encore une fois cette année trois déjeuners-conférences où différents thèmes seront traités, que ce soit le projet collectif du bassin versant du lac Boivin, l’exercice de nos droits pour protéger l’environnement, en passant par les changements climatiques au Québec et dans les Cantons-de-l’Est.

Ceux-ci auront lieu les 10 décembre, 18 février et 21 avril prochains. Pour plus de détails, visiter le site de la Fondation SÉTHY.

Défis et union

Suite à la présentation des activités de la saison 2019-2020 du REHY, les membres étaient invités à présenter les défis propres à leur organisme, institution ou municipalité pour l’année à venir.

« Le défi qu’on a avec nos partenaires, mentionne par sa part Alain Mochon du parc national de la Yamaska, c’est de continuer à mobiliser nos gens dans la zone du parc pour mieux le préserver pour l’avenir. Sa raison d’être, c’est de protéger de façon permanente son environnement naturel. Un petit territoire comme ça, on n’y arrivera pas si on n’interpelle pas la zone périphérique. »

Un souhait qui rejoignait également quelques autres partenaires, comme la Ville de Granby, qui désire continuer sa mobilisation citoyenne et qui « s’enligne sur beaucoup de points avant-gardistes », indique Serge Drolet, coordonnateur de la division environnement à la Ville.

« On a des plans sur la protection de la qualité de l’air, la conservation des milieux naturels, la qualité de l’eau. C’est vraiment des points qu’on a ciblés qui ont suscité beaucoup d’intérêt de la part des citoyens. Vous risquez d’être agréablement surpris. »

Des sentiers sur pilotis sur les marais du lac Waterloo et l’installation d’une plateforme pour le balbuzard pêcheur faisaient partie des souhaits exprimés par la Ville de Waterloo et du Club d’observation d’oiseaux de la Haute-Yamaska.

Pour sa part, Patrick Paré, du Zoo de Granby, désire poursuivre le travail déjà amorcé au niveau de la faune indigène au Québec, mais également renforcer ses liens avec la Ville de Granby, notamment en élaborant un plan de conservation et d’une mise en valeur des Boisées Miner, du parc Terry Fox et du sentier de la Rivière.

Enfin, Julie Gagné, technicienne en environnement au Cégep de Granby, désire canaliser la mobilité étudiante, notamment en vue de la grande Marche sur le climat du 27 septembre prochain.

L’union fait la force

Autant les défis exprimés par les membres étaient diversifiés, autant leur mission commune de la protection de l’environnement les unissait.

Misant sur le principe de « l’union fait la force », Bernard Valiquette rappelle à quel point l’urgence climatique est un enjeu d’actualité qui touche tout un chacun.

« J’espère que le Regroupement pour l’environnement peut être cette bougie d’allumage qui permet d’étendre ses engagements de manière à ce que la préoccupation du changement climatique ne soit pas juste portée par les spécialistes ou les professionnels. L’enjeu de la conservation est un des bons outils pour réduire les impacts du changement climatique. Plus on détruit les milieux naturels, plus on s’étouffe collectivement. »

La population désirant participer et s’inscrire au débat sur l’environnement peut visiter le site www.100debates.ca/accueil