Des actions seront menées au cours des prochaines années pour élever le réseau cyclable de l’Estriade à un calibre international.
Des actions seront menées au cours des prochaines années pour élever le réseau cyclable de l’Estriade à un calibre international.

De grandes ambitions pour le réseau cyclable de l’Estriade

Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est
La popularité et l’achalandage du réseau cyclable de l’Estriade ne font pas de doute. Mais le temps est venu d’exploiter tout son potentiel, croit la Corporation d’aménagement récréotouristique de la Haute-Yamaska (CARTHY) et la MRC de La Haute-Yamaska.

En Haute-Yamaska, l’Estriade et son réseau de 97 kilomètres représentent le second attrait touristique le plus populaire après le Zoo de Granby. Selon la CARTHY, plus de 500 000 passages y sont enregistrés chaque saison estivale.

Mais il y a moyen de développer et de réinventer cette attraction. De cela, le maire de Granby et président de la CARTHY, Pascal Bonin, en est convaincu.

«On a un terrain de jeu formidable. Il ne faut pas avoir peur d’être novateur.»

Selon lui, l’idée de construire l’Estriade était visionnaire à l’époque, mais d’autres pistes cyclables l’ont rattrapée depuis. «Je veux lancer des idées aussi porteuses et novatrices qu’il y a 25 ans. On a un réseau qui connaît beaucoup de succès, car il a été bien entretenu et soutenu par les élus de la région. L’Estriade est devenue une marque de commerce avec un rayonnement extraordinaire, mais là, il faut être à l’avant de la parade.»

Viser le calibre international

Produits de niche pour attirer les touristes, ajout de commodités, meilleur positionnement, bonification de l’hébergement, aménagement de nouvelles boucles cyclables... M. Bonin n’écarte rien. À condition que les touristes et la population de la région y trouvent leur compte à parts égales, précise-t-il.

S’il n’en tient qu’à lui, le réseau de l’Estriade pourrait être transformé d’ici moins de cinq ans.

Le mandat de 75 000 $ octroyé à la firme Touriscope vise cependant un horizon de dix ans (2020-2030), indique Gaétan Bergeron, directeur général de la CARTHY.

«Ultimement, on veut monter un plan d’action avec des chiffres et un calendrier. Il faut se demander ce qui devra être fait, au cours des dix prochaines années, pour amener ce circuit cyclable à un calibre international. Il faut faire résonner le nom de l’Estriade non seulement à l’extérieur de la région, mais aussi à l’extérieur du Québec, dans les marchés de proximité et dans l’Europe francophone en priorité.»

Parmi les actions possibles, M. Bergeron envisage notamment la refonte de la signalisation, la mise à jour du site Web et la bonification des moyens de communication. Il évoque même l’éventualité de doter le réseau d’une nouvelle mission hivernale.

Le rapport final de Touriscope est attendu vers la fin de cette année.

Consultation publique

Mais avant de se lancer dans les grands projets, CARTHY et la MRC souhaitent tâter le pouls de la population. Pour dresser le portrait actuel de la situation, il faut que les usagers réguliers du réseau cyclable s’expriment.

Les personnes qui ont l’habitude d’y circuler, soit pour le travail ou les loisirs, sont invitées à prendre part à une vidéoconférence de deux heures, dont la date reste à déterminer. Durant cette consultation publique, les gens pourront notamment s’exprimer sur la sécurité, le cyclotourisme, la mobilité active et l’avenir du réseau.

Pour s’inscrire, il est nécessaire de remplir un questionnaire de sélection sur le site estriade.net, sous l’onglet Actualités. Seuls les candidats retenus seront contactés. Les participants se verront offrir une compensation de 70 $.