L’ouverture d’un CPE au village favorisera grandement l’arrivée de jeunes familles, estime Danielle Cardin-Pollender, candidate à la mairie de Brigham.
L’ouverture d’un CPE au village favorisera grandement l’arrivée de jeunes familles, estime Danielle Cardin-Pollender, candidate à la mairie de Brigham.

Danielle Cardin-Pollender veut favoriser le développement à Brigham

Michel Laliberté
Michel Laliberté
La Voix de l'Est
L’avenir de Brigham passe par du développement résidentiel et commercial et par la construction d’un centre de la petite enfance, croit Danielle Cardin-Pollender qui brigue la mairie de la petite municipalité.

« On a vraiment une belle municipalité. Mais on doit la faire avancer et il y a plusieurs occasions de le faire. C’est ce défi que je veux relever », explique-t-elle.

La course à la mairie regroupe des politiciens municipaux d’expérience. Outre Mme Cardin-Pollender, qui vient de terminer un mandat de quatre ans comme conseillère (siège 2), le maire sortant Normand Delisle et l’ex-maire Steven Neil sont également en lice.

Pour Mme Cardin-Pollender, il importe que la prochaine administration municipale s’implique directement dans le développement résidentiel. Plusieurs terrains sont disponibles au village, sur la rue des Pins surtout, pour accueillir de nouvelles maisons. « Il faut que l’on s’assoie avec les propriétaires de ces terrains pour connaître leurs intentions. Quels sont leurs plans ? S’ils ont besoin d’aide, on est là », indique-t-elle.

La candidate propose de créer un comité d’élus et de citoyens pour trouver des façons de favoriser le développement résidentiel. Elle songe aussi à offrir des congés de taxes foncières sur trois ans pour les nouveaux propriétaires. 

Le conseil pourrait également augmenter les taxes foncières sur les terrains vacants pour inciter leurs propriétaires à les développer ou les vendre, dit-elle.

L’ouverture d’un CPE au village favorisera grandement l’arrivée de jeunes familles, estime d’ailleurs Mme Cardin-Pollender. « C’est une des premières choses que les parents recherchent quand ils font le choix de l’endroit où ils veulent vivre », note-t-elle.

Ce dossier a suscité beaucoup de division dans la municipalité. Le projet de construire un CPE au coût de 1,79 million de dollars n’a pas dépassé l’étape du registre. Celui-ci a recueilli 387 signatures de citoyens opposés à un emprunt du même montant alors que le minimum requis était de 219 signatures. Le conseil a décidé de ne pas aller en référendum sur la question.

Le projet a mal été présenté aux citoyens, estime Mme Cardin-Pollender. Un manque de planification à la direction générale, de communication entre celle-ci, le maire et les conseillers s’est traduit par un projet mal ficelé financièrement, analyse-t-elle.

Solution pour le CPE

Le projet de doter la municipalité d’un CPE n’est pas mort, insiste-t-elle. Au lieu de construire un bâtiment, l’édifice municipal pourrait être converti en CPE, dit-elle, faisant remarquer qu’il s’agit d’une ancienne école. L’argent du loyer obtenu du CPE pour sa location du bâtiment pourrait servir à payer l’hypothèque du nouvel hôtel de ville. La bibliothèque y serait déménagée. 

« On construirait quelque chose de petit, pour nos besoins. Ça ne coûterait rien aux citoyens parce que le loyer du CPE couvrirait tous les coûts », dit-elle.

Le développement commercial au coin de la rue des Érables et de la route 139 stimulera l’économie de la municipalité, selon Mme Cardin-Pollender. Un restaurant Tim Horton et une station-service avec dépanneur sont prévus, dit-elle.

Les terrains attenants à ce projet pourraient accueillir un marché public où les producteurs du coin pourraient vendre leurs produits, suggère-t-elle aussi.