Les camions de cuisine de rue seront de retour en bordure de la piste cyclable, dans le stationnement de la Place de la Gare, affirme le directeur de CTGR, Sylvain Gervais.

Cuisine de rue: la recette ajustée pour la nouvelle saison

Les camions de cuisine de rue seront de retour cet été dans le stationnement de la Place de la Gare, près de la piste cyclable. Mais la Ville de Granby a dû à nouveau ajuster sa recette pour favoriser leur présence.

Contrairement à l’été 2016, où, pour cette année de tests, les camions de cuisine de rue devaient assurer une présence assidue Place de la Gare, particulièrement durant la haute saison touristique, ils ne sont plus soumis à aucune exigence de ce type.

« Ils payent leur permis et ils y vont quand ils veulent. S’il y a apparence de pluie, on comprend qu’ils n’y vont pas. Et ça ne les empêche pas d’aller faire d’autres événements. C’est dans l’ADN d’un camion de cuisine de rue d’aller dans les événements. Comme ils ne participent pas nécessairement aux mêmes choses, s’il y a un camion de parti, l’autre risque d’être là », affirme le directeur général de Commerce Tourisme Granby et région (CTGR), Sylvain Gervais.

Les deux permis disponibles ont été émis au camion Luv Shack de Rémi Lahaie, présent depuis le lancement du projet en 2016, ainsi qu’à un nouveau venu, Guillaume Pelletier, propriétaire du camion Orange Saumon.

En 2016, la Ville avait limité à trois les émissions de permis, valides du 1er mai au 15 octobre, pour les camions de cuisine de rue, mais ce nombre a été revu à deux l’an dernier, afin de permettre aux propriétaires de ces véhicules gourmands d’y trouver aussi leur compte. « Les cyclistes qui arrivent à différents temps de la journée, ce n’est pas un trafic de festival. [...] On veut aider ce genre d’entreprise, pas lui nuire. D’où les assouplissements à la réglementation », fait valoir M. Gervais.

Pas partout
Le maire de Granby, Pascal Bonin, qui a toujours cru en ce projet, affirme que c’est un « work in progress ». « Quand on lance un projet pilote, on a toujours à s’ajuster. Il faut trouver le bon équilibre », dit-il.

Celui-ci demeure toutefois clair sur un point : pas question d’assouplir la réglementation de façon à permettre aux camions de cuisine de rue de se garer où bon leur semble au centre-ville.

« Les exigences ont dû être abaissées, mais elles ne le seront jamais, tant que je serai là [NDLR : à la mairie], au point que les camions vont pouvoir aller se stationner rue Principale devant un autre restaurant qui paie des taxes. Pour moi, c’est un non-sens. Ça serait comme renier les commerçants qui sont là à l’année longue », dit Pascal Bonin.

Par ailleurs, rien n’empêche toutefois les camions de cuisine de rue qui obtiennent un permis de la Ville de participer à certains événements à Granby, comme la Fête des mascottes, à la condition qu’ils défraient les coûts comme les autres concessionnaires. « Le permis ne leur donne pas une free ride en ville, même si des citoyens aimeraient les voir se promener partout », laisse tomber le maire.

Néanmoins, malgré les conditions météo moches de l’été dernier, si le camion Luv Shack a décidé de revenir se garer près de la piste cyclable pour un troisième été consécutif, c’est parce que son propriétaire « croit aussi à l’expérience », juge le maire Bonin.

Il n’a pas été possible vendredi de joindre Rémi Lahaie.