Les camions de cuisine de rue seront-ils de retour en bordure de la piste cyclable à Granby? Aucun permis n’a encore été demandé à l’hôtel de ville, dit Gabriel Bruneau.

Cuisine de rue: aucun permis demandé à Granby

L’intérêt pour les camions de cuisine de rue semble s’être émoussé à Granby. Contrairement aux dernières années, aucune demande de permis n’a encore été déposée à l’hôtel de ville.

« Je suis surpris. À ce jour, nous n’avons aucun permis d’émis, alors qu’habituellement, c’était déjà fait à cette période-ci de l’année. Est-ce que ça va se faire dans les prochains jours ou dans les prochaines semaines ? On verra », affirme le directeur du service de la planification et de la gestion du territoire à la Ville, Gabriel Bruneau.

Les propriétaires des deux foodtrucks détenteurs d’un permis à Granby l’an dernier, Luv Shack et Orange Saumon, ont tous deux confirmé à La Voix de l’Est jeudi leur absence cette année en bordure de la piste cyclable, dans le stationnement de la Place de la Gare.

Le restaurateur Daniel Lacombe, propriétaire de la Casa du spaghetti, est toutefois tenté par l’aventure avec sa Casa mobile. Mais il n’a pas encore décidé s’il ira de l’avant ou non. « J’ai encore plusieurs interrogations, notamment au sujet de la main-d’oeuvre, qui n’est pas facile à trouver si on embarque dans un projet comme celui-là. Je veux aussi voir avec la Ville les règles d’opération », explique M. Lacombe.

La codirectrice de Commerce Tourisme Granby région, Hélène Plante, affirme pour sa part, qu’à l’exception de Daniel Lacombe, personne d’autre n’a manifesté l’intérêt à l’organisme de proposer sa cuisine de rue à l’unique emplacement où cela est permis par la Ville de Granby.

Mme Plante fait toutefois valoir que cela « ajoute de l’ambiance » à la Place de la Gare, un endroit achalandé durant la période estivale.

Mêmes règles

Selon Gabriel Bruneau, la réglementation pour les camions de cuisine de rue n’a pas changé cette année. Le nombre de permis, valides du 1er mai au 15 octobre, demeure limité à deux. Et contrairement aux premières années, la présence des camions n’est plus soumise à un horaire fixe, entre autres pour ne pas les empêcher de participer à des événements.

La saison du camion Luv Shack s’est d’ailleurs terminée abruptement l’an dernier. Une représentante de l’entreprise — et conjointe du propriétaire — est décédée après avoir été exposée à des concentrations mortelles de monoxyde de carbone en entrant dans le véhicule.

Le fonctionnement de la génératrice à l’intérieur du camion de cuisine de rue, alors que les portes étaient fermées, a entraîné une accumulation de monoxyde de carbone, a statué la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) pour expliquer la tragédie.

Bien que ses camions soient à vendre, le propriétaire du Luv Shack, Rémi Lahaie, affirme être prêt à reprendre la route cet été pour participer à des festivals et autres événements familiaux ou corporatifs. Mais il n’a pas l’intention de garer son camion à Granby. Entre autres parce que l’opération n’était pas suffisamment rentable, dit celui qui a été un des premiers propriétaires de camions à participer au projet-pilote mis en place par la Ville en 2016.

« On allait à Granby parce qu’on était vu et que ça nous amenait une clientèle corporative », dit-il.

L’an dernier, le camion Orange Saumon a aussi fait découvrir ses bols poke à Granby. Mais son jeune propriétaire, Guillaume Pelletier, confirme avoir vendu son camion.

La situation ne semble d’ailleurs pas unique à Granby. La participation des camions a aussi diminué à Montréal. Une nouvelle formule y est mise de l’avant cette année, alors que les foodtrucks seront permis dans un nombre restreint d’endroits, selon un calendrier préétabli.