Les cols bleus et la Ville de Cowansville signeront le contrat de travail de cinq ans mercredi prochain. Des augmentations salariales totales de 10,5 % seront échelonnnées sur cette période.

Cowansville: contrat de travail de 5 ans pour les cols bleus

Les cols bleus n'iront pas en grève générale à Cowansville, eux qui ont accepté l'offre de la Ville pour un contrat de travail de cinq ans.
L'entente prévoit des augmentations salariales de 2,5 % pour l'année en cours, puis de 2 % pour chacune des années suivantes jusqu'en 2020. La convention collective, qui était échue depuis le 31 décembre 2015, est valide jusqu'au 31 décembre 2020.
En assemblée générale jeudi dernier, les cols bleus ont voté dans une proportion de 70 % en faveur de l'offre de la Ville, a indiqué Bernard Cournoyer, délégué syndical de la trentaine d'employés municipaux affiliés à la CSD.
Le syndicaliste attribue le faible taux d'acceptation à un certain mécontentement du déroulement des négociations et de leur finalité. «Ça n'a pas vraiment applaudi», a-t-il dit en allusion au moment où le résultat du vote a été communiqué. «Compte tenu des circonstances et de ce qui se donne ailleurs (dans les autres municipalités), on ne pense pas qu'on aurait pu en avoir plus», a-t-il déclaré en entrevue.
Fait à signaler, aucune entente de principe n'est survenue entre les deux parties à la table des négociations. Les représentants syndicaux ont accepté de soumettre au vote la dernière offre patronale à leurs membres. Les cols bleus l'ont acceptée. «C'est leur décision», a dit M. Cournoyer.
Les négociations ont été longues et difficiles, a reconnu M. Cournoyer. Elles ont duré près de 9 mois et nécessité plus d'une quinzaine de rencontres, les sept dernières en présence d'un médiateur du ministère du Travail. «Ce n'était pas toujours jojo», a imagé M. Cournoyer.
Las de la situation, le syndicat des cols bleus a fait parvenir à la mi-novembre un avis de grève au Tribunal administratif du travail. Les deux parties s'étaient entendues sur les services essentiels à assurer en cas de conflit.
Les employés planifiaient déclencher un arrêt de travail le 30 novembre. Leur équipe de négociation a toutefois accepté de soumettre l'offre de la Ville formulée au lendemain de la rencontre de négociation le 23 novembre.
Satisfait de la conclusion
Du côté de la Ville, bien qu'on se montre prudent, on se dit satisfait de la conclusion des négociations. «On est content. On a réglé jusqu'à la fin de 2020. C'est une bonne nouvelle pour les citoyens», a soutenu le maire suppléant Michel Charbonneau mercredi en entrevue avec La Voix de l'Est.
Le conseiller municipal, qui remplace le maire Arthur Fauteux qui se remet de ses traitements de chimiothérapie, dit avoir parlé avec des employés concernés cette semaine. «J'en ai croisé quelques-uns. Ils étaient aussi contents que ça se soit réglé.»
Les membres du conseil entérineront l'entente lundi prochain lors d'une assemblée spéciale. La signature officielle des représentants syndicaux et de la Ville aura lieu le 21 décembre.
Par ailleurs, contrairement à ce que disait M. Cournoyer en entrevue en novembre, le directeur du service des infrastructures et immobilisations, Sylvain Perreault, n'octroie pas de contrats d'entretien de bornes-fontaines et de patinoire au secteur privé. Ces responsabilités incombent à d'autres cadres de la Ville, assure-t-on à l'hôtel de ville.