La Fête nationale sur les Plaines et plusieurs activités prévues en province pour la Saint-Jean-Baptiste ne devraient pas avoir lieu en raison de la crise du coronavirus.
La Fête nationale sur les Plaines et plusieurs activités prévues en province pour la Saint-Jean-Baptiste ne devraient pas avoir lieu en raison de la crise du coronavirus.

Vers une annulation de la Fête nationale sur les Plaines

L’avis d’annulation n’a pas encore été annoncé officiellement, mais c’est tout comme. Avec la déclaration du premier ministre Legault considérant «peu probable» que les grands rassemblements estivaux puissent avoir lieu, le Mouvement national des Québécoises et des Québécois (MNQ) commence à faire son deuil de la Fête nationale sur les Plaines d’Abraham.

La décision de la présidente du Comité de la fête nationale du Québec à Montréal, Louise Harel, d’annuler mardi le populaire événement dans la métropole, est venue ajouter à la désillusion.

«Nous sommes en pourparlers avec le ministère de la Culture et des Communications, qui a le mandat de la fête. On attend des directives claires avant de pouvoir annoncer quoi que ce soit. On va respecter les consignes si elles disent de ne pas faire de rassemblements», explique la responsable des communications et des réseaux sociaux au MNQ, Laurence Alberro.

Le MNQ chapeaute toutes les fêtes nationales à l’extérieur de Montréal. «C’est une grosse structure. Nous avons trois événements nationaux, 16 événements régionaux et à peu près 650 petites fêtes locales ou de quartiers. Ça fait beaucoup de sites de fêtes», précise-t-elle.

Outre la Fête nationale sur les Plaines, qui a attiré ces dernières années quelque 75 000 personnes, le Mouvement veille aussi à l’organisation des festivités à Laval, un autre point chaud, avec ses quelque 45 000 spectateurs.

La désormais proverbiale règle de distanciation de deux mètres n’est pas considérée comme une option. «J’imagine difficilement comment ça pourrait se faire (de cette façon) sur les Plaines et ailleurs», estime Mme Alberro.

«Notre mandat a toujours été de célébrer la fierté du peuple québécois. On verra si la fête pourra être célébrée d’une autre manière, particulièrement en ces temps de pandémie. On croit en notre équipe pour être capable de trouver de nouvelles avenues.»

De son côté, le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, Henri Rallon, ne se nourrit pas d’illusions non plus. «Si (la fête à) Montréal est annulée, il m’apparaît logique de faire la même chose à Québec. À moins que la situation s’améliore très vite (d’ici le 24 juin), mais quand on regarde ce qui se passe dans le monde, le confinement risque d’être plus long que prévu.»

L’obligation de respecter une distance de deux mètres entre chaque spectateur lui apparaît également utopique dans les circonstances. «Ça me paraîtrait un peu étrange. Ça prendrait un grand territoire.»