Un élève s’apprêtant à entrer à l’école du Phénix, à Granby, lundi matin.
Un élève s’apprêtant à entrer à l’école du Phénix, à Granby, lundi matin.

Val-des-Cerfs: «On est somme toute très satisfaits»

Malgré quelques accrocs, le retour à l’école primaire «s’est bien passé dans tous les milieux», indique le directeur général de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Eric Racine.

«On savait que ce ne serait pas parfait, mais on est somme toute très satisfaits de la façon dont ça s’est déroulé aujourd’hui. Tout le monde comprenait bien que c’était une deuxième rentrée et qu’on a dû s’organiser en peu de temps.»

Au chapitre des pépins, M. Racine mentionne que certains parcours d’autobus se sont terminés plus tôt que prévu parce que les chauffeurs apprivoisaient de nouveaux trajets. Cela a forcé des élèves à attendre à leur arrivée à l’école puisque les entrées se faisaient au compte-goutte.

Les trajets ont dû être revus puisqu’un peu plus de 60 % des élèves du primaire effectuaient un retour en classe. De ce pourcentage, 15 % ne se sont pas présentés, lundi.

D’autres, par contre, se sont ajoutés pour la semaine prochaine (les parents ont jusqu’au lundi pour aviser s’ils envoient leurs enfants à l’école la semaine suivante). Chaque début de semaine devient donc une «nouvelle rentrée scolaire» pour les dirigeants de Val-des-Cerfs.

Évitez le transport scolaire

Eric Racine suggère aux parents d’élèves qui s’ajoutent d’éviter le transport scolaire puisque les modifications supplémentaires aux trajets «imposent une pression énorme sur l’organisation scolaire».

Le transport scolaire reste un droit «mais si les parents peuvent voyager leurs enfants, ça serait grandement apprécié», dit-il.

«Là, les trajets se font dans les temps, ajoute le dg. Si on doit en doubler ou en tripler, on ne pourra plus. J’espère ne pas avoir à faire ça.»

Pour ce qui est de l’espace, Val-des-Cerfs bénéficie encore de «quelques locaux additionnels» pour les élèves qui s’ajouteront, dit M. Racine. Il rappelle que la situation «est évolutive pour nous aussi» et que les consignes vont finir par être acquises par les élèves.

«Je suis fier de mon organisation, que ce soit dans les équipes-écoles et au centre administratif.»

Retour précipité

Présidente du Syndicat de l’enseignement de la Haute-Yamaska, Sophie Veilleux n’a pas eu vent de problèmes majeurs non plus. Mais elle insiste que deux semaines, c’était «nettement insuffisant» pour préparer un retour en classe.

«Il y a eu tellement de directives et de changements, ça se serait mieux vécu avec une semaine supplémentaire», dit-elle.

Si les écoles ont été prêtes à temps «c’est grâce aux employés qui ont pris sur eux de tout faire pour qu’on prépare les écoles, et on ne peut pas dire que ça s’est fait sereinement», dit Mme Veilleux.

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