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L’engouement des Estriens à se faire vacciner contre la COVID-19 est bien réel.
L’engouement des Estriens à se faire vacciner contre la COVID-19 est bien réel.

Vaccination: les Estriens font pression sur le système

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
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L’engouement des Estriens à se faire vacciner contre la COVID-19 est bien réel. À un point tel que le nombre de plages horaire se remplit à vitesse grand V, au fur et à mesure que la santé publique en ouvre de nouvelles.

« Actuellement, ce qu’on constate, c’est que l’offre est inférieure à la demande », reconnaît Jean Delisle, directeur de la campagne de vaccination en Estrie. « C’est une bonne nouvelle, mais c’est un défi de créer de la satisfaction dans nos populations qui ont soif d’être vaccinées et qui sont impatientes qu’on leur donne des plages de disponibilité. »

Les derniers relevés de vaccination font état de 41 000 citoyens vaccinés en Estrie sur une population globale d’environ 500 000. À ce chiffre, on doit ajouter les quelque 15 000 employés du réseau de la santé qui ont reçu au moins une dose du vaccin.

Le défi auquel fait face la campagne de vaccination en ce moment est donc de répondre à la demande. « On ajoute des rendez-vous à la plateforme au fur et à mesure qu’on reçoit des confirmations de livraison de doses et des autorisations du Ministère », a précisé Jean Delisle au cours de la mêlée de presse hebdomadaire de mercredi.

En date de mercredi, plus de 85 000 rendez-vous ont été enregistrés sur la plateforme de rendez-vous, réservée pour l’instant aux groupes prioritaires, soit les personnes âgées de 65 ans et plus.

« Les personnes qui ne feront pas partie de groupes prioritaires doivent éviter de nous téléphoner ou de se rendre sur les lieux de vaccination », a répété Jean Delisle. « On demande aux gens d’annuler leur rendez-vous s’ils sont conscients qu’ils ne répondent pas aux critères des groupes prioritaires. »

Le directeur de la campagne a de plus annoncé que tous les centre de vaccination répartis dans les neuf RLS de la région sont maintenant prêts à procéder à la vaccination. À Magog, les rendez-vous obtenus initialement à Saint-Jean-Bosco seront honorés dans le transfert vers les Galeries Orford, assure M. Delisle.

Pharmacies : en attente du feu vert de Québec

Alors que les Montréalais peuvent se faire vacciner en pharmacie depuis lundi, les Estriens ne savent pas encore à quel moment ils pourront faire de même.  

L’objectif avancé par le ministère de la Santé et des Services sociaux d’implanter ce service en région pour la mi-avril est donc toujours en vigueur sans être confirmé, précise pour sa part le docteur Alain Poirier, directeur de la santé publique en Estrie.

« On n’en sait pas beaucoup pour l’instant. On attend les listes (des pharmaciens participants) pour pouvoir savoir le nombre de doses qui seront livrées et comment les gens pourront prendre les rendez-vous dans ces lieux. st le ministère qui pilote les lieux de vaccination, mais ce n’est pas rendu à notre niveau », soutient Alain Poirier.

« C’est le Ministère qui pilote le dossier actuellement, a ajouté M. Delisle. Il y a encore des discussions entre le Ministère et les différentes associations de pharmaciens, de sorte que les informations ne sont pas encore revenues au niveau de nos équipes. »

Refus à l’égard de l’AstraZeneca

Concernant la situation entourant l’AstraZeneca, M. Delisle a précisé que les 5600 doses que l’Estrie a reçues au début de la campagne de vaccination ont toutes été administrées.

De ce lot, la proportion de citoyens ayant refusé de recevoir ce vaccin se situe à environ 6,5 %, a-t-il ajouté.

 « Lorsque quelqu’un refuse (une dose), on l’offre à quelqu’un d’autre. Elles ont donc toutes été consommées » a souligné Jean Delisle en précisant que ces refus n’avaient pas entraîné de retards significatifs dans le déroulement de la campagne.

« On parle de 5 à 6 pour cent des gens environ. C’est moins que ce qu’on observe dans les autres régions du Québec. »