Une dizaine de policiers de jour et un peu moins le soir sont assignés à la brigade de prévention de la COVID à Lévis. Ils sont dispersés dans tous les secteurs de la Ville.
Une dizaine de policiers de jour et un peu moins le soir sont assignés à la brigade de prévention de la COVID à Lévis. Ils sont dispersés dans tous les secteurs de la Ville.

Une «brigade préventive COVID-19» à Lévis

La police de Lévis a mis sur pied une «brigade préventive COVID-19» pour répondre aux signalements de citoyens qui en soupçonnent d’autres de ne pas respecter les règles de confinement et de distanciation sociale ordonnées par le gouvernement du Québec.

Une dizaine de policiers de jour et un peu moins le soir sont assignés à cette brigade de prévention de la COVID. Ils sont dispersés dans tous les secteurs de la Ville. 

Alors que les cas de COVID-19 continuent d’augmenter dans la région de Chaudière-Appalaches, la police de Lévis a mis sur pied cette brigade pour que les membres de cette brigade puissent concentrer leurs efforts à faire respecter les règles qui freinent la propagation du virus. 

Mais la formation de la brigade est aussi un message envoyé aux citoyens de la ville. «Il faut qu’on rehausse le sentiment de sécurité des gens, dit Maxime Pelletier, porte-parole du Service de police de la Ville de Lévis (SPVL). C’est une période qui est quand même stressante pour eux».  

Le SPVL a annoncé lundi la formation de cette brigade, mais elle a déjà commencé son travail depuis cinq jours. 

Ses membres font notamment respecter l’interdiction de rassemblements et sensibilisent les citoyens à la distance de deux mètres qu’ils doivent maintenir entre eux. 

Ils sont intervenus par exemple pour disperser une fête d’adultes dans une maison ou éloigner des enfants qui jouent trop proches l’un de l’autre dans un parc, illustre Maxime Pelletier, porte-parole du SPVL. Les policiers vont aussi faire de la sensibilisation dans les épiceries, donnant un coup de main aux employés qui doivent faire respecter la distance de deux mètres. 

Les policiers de la brigade doivent aussi répondre aux signalements concernant le non-respect de la période de confinement pour les gens qui sont atteints de la COVID-19 ou qui risquent d’être infectés. Ils doivent aussi surveiller le respect de la fermeture générale des commerces non essentiels.

Les patrouilleurs ont la possibilité de remettre une amende de 1000 $ à ceux qui refusent de respecter les règles de la Santé publique. Mais, jusqu’ici, ils n’ont remis aucune contravention de la sorte. Les citoyens «collaborent très bien» lorsque les patrouilleurs interviennent, dit Maxime Pelletier.