Les responsables de la ville ont dit avoir été contraints ce weekend de trouver une solution d’urgence pour accueillir quelque 500 personnes renvoyées à la rue après la fermeture du centre catholique qui les hébergeait.
Les responsables de la ville ont dit avoir été contraints ce weekend de trouver une solution d’urgence pour accueillir quelque 500 personnes renvoyées à la rue après la fermeture du centre catholique qui les hébergeait.

Un stationnement reconverti en refuge pour sans-abri à Las Vegas

L’étage supérieur d’un stationnement de Las Vegas a été reconverti en refuge pour sans-abri après la détection d’un cas de coronavirus dans un centre d’hébergement, qui a dû être fermé.

Les responsables de la ville ont dit avoir été contraints ce weekend de trouver une solution d’urgence pour accueillir quelque 500 personnes renvoyées à la rue après la fermeture du centre catholique qui les hébergeait.

À défaut, ils ont donc ouvert aux sans-abri le dernier étage d’un stationnement, où ces derniers ont dormi à la belle étoile, parfois à même le sol, mais en respectant les règles de distanciation sociale en vigueur : 1,80 m environ entre chaque individu.

«Nous avons pu temporairement accueillir tout le monde» dans un centre municipal, «mais les recommandations de distanciation sociale ne pouvaient pas y être respectées», a expliqué dans un courriel à l’AFP Jace Radke, un porte-parole de la ville.

Le sol de l’abri d’urgence dans le stationnement était recouvert au départ d’un revêtement matelassé, «mais il ne pouvait pas être efficacement désinfecté chaque jour», a ajouté M. Radke.

La ville de Las Vegas dit faire son possible pour obtenir des matelas pour tous les sans-abri, sans succès pour l’instant.

Le refuge d’urgence doit rester ouvert jusqu’au 3 avril, date à laquelle le centre d’hébergement catholique doit rouvrir.

Les conditions d’hébergement sur le staionnement ont été vivement critiquées sur les réseaux sociaux.

L’ancien candidat démocrate à la présidentielle Julian Castro s’est ainsi étonné qu’une ville comme Las Vegas, forte de 150 000 chambres d’hôtel inutilisées en raison de la pandémie, «relègue des gens sur du béton, loin du regard» du public.

Malgré tout, certains pensionnaires du stationnement s’estimaient plutôt chanceux, assurant que l’endroit était moins désagréable que des centres d’hébergement bondés.

«Ici, ça nous aide à nous sentir en sécurité», a affirmé à la télévision locale CBS Denise Lankford. «Dans d’autres endroits, vous ne vous sentez pas tranquille», a ajouté la sans-abri.