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La course à la vaccination se poursuit en Estrie afin d’empêcher la troisième vague de déferler sur la région, alors que 2732 personnes supplémentaires ont reçu un vaccin contre la COVID-19 dimanche. Cela porte le total à 96 044 Estriens vaccinés, soit 20,1 % de la population.
La course à la vaccination se poursuit en Estrie afin d’empêcher la troisième vague de déferler sur la région, alors que 2732 personnes supplémentaires ont reçu un vaccin contre la COVID-19 dimanche. Cela porte le total à 96 044 Estriens vaccinés, soit 20,1 % de la population.

Un bilan encourageant avec 26 nouveaux cas: la course à la vaccination se poursuit

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
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Vingt-six nouvelles personnes infectées par la COVID-19 se sont ajoutées au bilan de l’Estrie lundi. La stabilisation de la région se poursuit donc, alors que l’Estrie a été placée « sous haute surveillance » par le gouvernement du Québec après avoir connu une hausse de 59 cas en une seule journée, jeudi.

Aucun nouveau décès n’est signalé lundi pour une dixième journée consécutive.

Le nombre d’hospitalisations demeure stable avec, comme dimanche, 15 personnes hospitalisées, dont deux aux soins intensifs de l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke.

La hausse soudaine de 16 nouveaux cas mardi, à 37 mercredi puis à 59 jeudi avait placé la Direction nationale de la santé publique sur un pied d’alerte. Dans plusieurs autres régions du Québec, c’étaient par de telles hausses qu’avaient commencé des augmentations encore difficiles à contrôler, notamment dans Chaudières-Appalaches, la Capitale-Nationale et l’Outaouais. Avec la présence de variants sur un territoire, la transmission du coronavirus peut en effet aller extrêmement vite.

Les variants présomptifs ont d’ailleurs augmenté en Estrie à 297 cas. Au prorata de sa population, l’Estrie a toutefois le troisième plus faible taux de variants de toutes les régions sociosanitaires se trouvant en zones rouge et orange après le Saguenay-Lac-Saint-Jean et la Mauricie-Centre-du-Québec.

Les cas actifs (c’est-à-dire les personnes qui ne sont pas encore rétablies de la COVID-19) se répartissent ainsi sur le territoire : dans le réseau local de services (RLS) du Granit avec 31 personnes infectées, dans Coaticook avec 19 personnes, dans Sherbrooke avec 120 personnes, dans la Haute-Yamaska avec 56 personnes, dans la Pommeraie avec 31 personnes, dans Memphrémagog avec 25 personnes, dans le Val-Saint-François avec 14 personnes, dans le Haut-Saint-François avec 10 personnes et dans le RLS des Sources avec cinq personnes.

Course à la vaccination

La course à la vaccination se poursuit en Estrie afin d’empêcher la troisième vague de déferler, alors que 2732 personnes supplémentaires ont reçu un vaccin contre la COVID-19 dimanche. Cela porte le total à 96 044 Estriens vaccinés, soit 20,1 % de la population.

La couverture vaccinale varie d’un réseau local de services (RLS) à un autre. C’est dans le RLS de Memphrémagog que l’on retrouve la meilleure couverture vaccinale avec 25 % des citoyens vaccinés, et dans le RLS de Coaticook où l’on retrouve la moins bonne couverture avec 16,9 % de la population vaccinée. Ce sont 20 % des Sherbrookois qui ont reçu une première dose du vaccin contre la COVID-19, soit pile sur la moyenne régionale.

Sur le site internet clicsante.ca, il est encore possible de trouver des places pour se faire vacciner dans les prochaines semaines.

Il est possible de prendre rendez-vous spécifiquement pour recevoir le vaccin AstraZeneca, disponible pour les personnes de 55 ans et plus qui ne sont pas immunosupprimées, ou encore pour recevoir le vaccin Moderna ou Pfizer. En Estrie, ces deux vaccins sont disponibles uniquement pour les personnes de 60 ans et plus et maintenant pour les professionnels de la santé (incluant les stagiaires) d’une clinique privée. Une preuve d’emploi sera demandée sur place.

Rester en zone orange?

Jeudi dernier, l’Estrie a été placée sous « haute surveillance ». « C’est un réveil, un wake up call comme on dit en bon français », a ensuite expliqué le directeur de la Santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier.

Depuis, le bilan de l’Estrie s’est stabilisé à 38 nouveaux cas par jour, un chiffre « de zone orange ».

D’ailleurs, le Dr Poirier se montrait confiant vendredi de pouvoir rester en zone orange encore un peu plus longtemps.

« En Estrie, ça chauffe actuellement, mais on est encore en contrôle, et on est capables de reprendre le contrôle si les Estriens respectent les règles sanitaires. Je leur demande d’ailleurs de le faire », avait-t-il ajouté.

Certaines régions du Québec ont connu des explosions de cas en quelques jours seulement. La région de Chaudière-Appalaches en est un bon exemple elle qui est passée d’une moyenne de 15 nouveaux par jour le 20 mars à une moyenne de… 184 nouveaux cas par jour en moins d’un mois (voir graphique).

La courbe épidémiologique de la région de Chaudière-Appalaches a connu une très forte augmentation dans le dernier mois.

C’est pour éviter que de tels scénarios se reproduisent que le gouvernement Legault préfère ajouter des restrictions sanitaires très rapidement.

La tendance à la hausse est quand même observable. Après trois semaines avec des moyennes mobiles de 13 nouveaux cas par jour, la moyenne avait augmenté à 21 cas la semaine dernière, avant d’atteindre une moyenne mobile de 38 nouveaux cas par jour cette semaine.

« Oui, on a eu un chiffre de zone rouge, mais les autres indicateurs ne sont pas là, pas encore », mentionne le Dr Poirier.

Parmi « les autres indicateurs », on retrouve bien sûr la présence des variants (voir plus haut).

Il y a aussi le taux de positivité des tests qui a certes augmenté, mais pas de façon si importante. Le taux de positivité représente le pourcentage de tests positifs sur l’ensemble des tests effectués durant la semaine.

Le nombre d’éclosions est aussi bas avec 19 éclosions en cours, la plupart sont petites et comptent une poignée de personnes infectées. « Nous avons baissé à six éclosions en mars, mais nous en avons déjà eu plus d’une centaine en cours en même temps », rappelle le directeur de la Santé publique.

Le nombre d’hospitalisations demeure bas en Estrie, alors que 17 personnes sont hospitalisées lundi. Au plus fort de la deuxième vague en janvier, il y avait une centaine de personnes luttant contre la COVID-19 dans les hôpitaux de Sherbrooke.