L’industrie du tatouage et du perçage était déjà fortement réglementée en ce qui a trait aux mesures de salubrité et d’hygiène, le tout afin d’éviter la propagation de maladies transmissibles par le sang. Les clients des studios verront donc peu de différence dans leur visite, si ce n’est qu’eux-mêmes et le personnel devront porter masque ou visière en tout temps en raison de la proximité imposée par le métier.
L’industrie du tatouage et du perçage était déjà fortement réglementée en ce qui a trait aux mesures de salubrité et d’hygiène, le tout afin d’éviter la propagation de maladies transmissibles par le sang. Les clients des studios verront donc peu de différence dans leur visite, si ce n’est qu’eux-mêmes et le personnel devront porter masque ou visière en tout temps en raison de la proximité imposée par le métier.

Studio de tatouage et de perçage: reprendre l’aiguille

Une pause imposée de deux mois et demi n’aura pas eu la peau des tatoueurs et perceurs, prêts à reprendre l’aiguille à compter du 1er juin prochain. Déjà habitués à observer de strictes normes sanitaires dans l’exercice de leur travail, ces professionnels des modifications corporelles ne se formalisent pas de nouvelles mesures d’hygiène à mettre en place pour se protéger de la COVID-19.

Copropriétaires du studio de tatouage Anxiety Tattoo de Cowansville, Jacky Paquette et son conjoint hésitaient à l’idée d’ouvrir. Leur commerce retournera finalement en affaires le 2 juin prochain. « On était indécis, même si on savait qu’on avait le droit d’ouvrir, indique Mme Paquette. On a pris le temps de faire nos recherches et de peser les pour et les contre. On a choisi d’ouvrir, mais avec plus de mesures sanitaires. On veut aussi se former davantage et on suivra les recommandations de la CNESST. »


« Jusqu’à nouvel ordre, je ne touche plus au nez ou à la bouche. Je ne veux pas qu’on doive retirer le masque. »
Patricia Massé

Le studio Tattoo Voodo, rue Principale à Granby, ouvrira officiellement ses portes le 4 juin prochain. « Il était temps ! » s’exclame Patricia Massé, qui dirige l’endroit depuis son ouverture en 1993.

La prise de rendez-vous est une nouvelle pratique pour cette professionnelle du perçage corporel, qui a jusqu’alors toujours procédé en fonction du « premier arrivé, premier servi », contrairement à ses collègues tatoueurs, qui gèrent leur agenda.

Au studio Anxiety Tattoo, les clients sans rendez-vous ne seront plus acceptés. « En fait, les clients ne pourront plus entrer d’eux-mêmes dans notre boutique, explique Mme Paquette. À leur arrivée, ils devront sonner ou nous appeler pour qu’on vienne leur ouvrir. Et on a également décidé de n’accepter qu’un seul client chaque jour pour avoir un contrôle complet sur notre environnement de travail. »

Cette procédure ne devrait toutefois pas miner le chiffre d’affaires de l’entreprise, nuance sa copropriétaire, étant donné qu’une grande partie de la clientèle fidèle au studio réquisitionnait déjà celui-ci pour des séances de plusieurs heures à la fois. « Nos clients ont pour la plupart des gros tatouages détaillés, qui prennent beaucoup de temps à être réalisés, alors pour nous, ça ne sera pas trop différent », mentionne Mme Paquette.

Le studio Tattoo Voodo, rue Principale à Granby, ouvrira officiellement ses portes le 4 juin prochain. «Il était temps!» s’exclame Patricia Massé, qui dirige l’endroit depuis son ouverture en 1993.

En solo

L’industrie du tatouage et du perçage était déjà fortement réglementée en ce qui a trait aux mesures de salubrité et d’hygiène, le tout afin d’éviter la propagation de maladies transmissibles par le sang telles que l’hépatite B , l’hépatite C ou le VIH, par exemple. Déjà, le lavage des mains et le port des gants par l’artiste étaient obligatoires ; il devait également stériliser son équipement et ses surfaces entre chaque client et utiliser du matériel à usage unique, dont il devait disposer de manière sécuritaire.

Les clients des studios verront donc peu de différence dans leur visite, si ce n’est qu’eux-mêmes et le personnel devront porter masque ou visière en tout temps en raison de la proximité imposée par le métier. Jessi, le tatoueur principal chez Tattoo Anxiety, portera également une visière et un sarrau.

Par souci de protection, Patricia Massé ne percera plus les parties du visage qui se retrouvent couvertes par un masque. « Jusqu’à nouvel ordre, je ne touche plus au nez ou à la bouche, illustre-t-elle. Je ne veux pas qu’on doive retirer le masque. »

Finies aussi les visites en groupe ; les clients devront se passer d’un accompagnateur et se présenter seuls sur place.

Un gardien a été embauché chez Tattoo Voodo pour surveiller les allées et venues de la clientèle, alors qu’un maximum de huit personnes pourront se trouver à l’intérieur du studio, où un plexiglas a été installé au comptoir de service et où le divan de la salle d’attente a été retiré pour faire place à du marquage au sol.

Un retour en affaires qui fera le plus grand bien aux clients, mais surtout aux entrepreneurs, qui devront honorer les rendez-vous annulés durant la pandémie. « On a beaucoup de clients et de demande, relève Mme Massé. Pour ma part, mon carnet de rendez-vous est déjà plein jusqu’au 12 juin ! »